PDU 2025-30

Quand le SMTC répond à notre contribution à l’enquête publique

Quand le SMTC répond à notre contribution à l’enquête publique Plan Mobilités 2020-2030

TISSEO SMTC a envoyé une réponse formelle et relativemment étoffée, même si similaire par moment à d’autres associations qui ont contribué à l’enquête publique ICI (cliquer)

Le sens général en est qu’aucune proposition de la population ne sera intégrée dans le nouveau Plan de Déplacement Urbain, en dépit de toutes les préconisations officielles sur la participation du public.

Par exemple, notre association a mis la lumière l’insuffisance de solutions en termes de transports en commun et d’intermodalité dans la zone autour d’Airbus, et d’une manière criante pour tous les habitants de l’ouest et du nord de l’agglomération toulousaine (hors centre-ville Toulouse).

Sur cette question essentielle, rien.

Notre proposition de tramway Arc Ouest Toulousain ? On verra plus tard, et on s’en tient pour l’instant à la ligne de bus 55.

Développer l’usage de l’étoile ferroviaire ? Utile et nécessaire mais l’horizon est encore plus lointain.

Ce courrier confirme que le nouveau Plan de Déplacement Urbain est un document administratif destiné à inscrire règlementairement la troisième ligne de métro, malgré la demande clairement identifiée lors du débat public d’accompagner le métro d’un réseau de transport structurant sur toute l’agglomération.

L’ AUTATE demande que les mécanismes des lois récentes sur la participation du public s’appliquent pleinement à l’agglomération toulousaine.

 

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Notre participation aux Assises de la mobilité

Le Ministère chargé des transports a ouvert une consultation nationale du 19 septembre au 13 décembre 2017 . Les contributions étaient organisées en chapitres et sous-chapitres.

Voici les contributions que nous y avons publiées :

Mobilités plus solidaires : réduire les fractures sociales et territoriales 

(Sous-chapitre) Comment améliorer les déplacements dans les zones rurales et périurbaines ?

1. Un secteur oublié: le collectif du désert de l’ouest réclame un transport en commun efficace

Le collectif « le Désert de l’Ouest de la Métropole » rassemble des habitants des communes de l’ouest de Toulouse (forte zone d’emploi aéronautique).
Seulement 8% des déplacements s’y font en transport en commun contre 72% en voiture. Ceci est dû à la faible offre de transports en commun et à son manque d’efficacité.
Le PDU en cours de révision est bâti autour de la réalisation d’une 3ème ligne de métro, qui représente les deux tiers du budget. Les autres projets ne sont pas à la hauteur des besoins d’une population en constante croissance.
Le collectif a fait des propositions alternatives, non entendues jusque-là :
– Mettre en site propre les bus structurants sur l’ensemble de leurs parcours.
– Prolonger la ligne A du métro et la ligne C (RER) vers l’ouest et augmenter la fréquence de cette dernière.
– Créer une ligne tram-train pour assurer les liaisons transversales entre villes de banlieue, et prévoir des parking-relais aux principales gares.

2. Pour un RER Toulousain :

Des métropoles européennes de taille équivalente à Toulouse (Turin, Bruxelles, Bilbao, Prague…) mettent en place des réseaux de trains permettant d’améliorer la circulation des usagers sur leur bassin de vie. Elisabeth Borne ouvre la voie à des RER en région. Sur Toulouse, il est urgent que les acteurs de la mobilité -Etat, région, SMTC, associations et entreprises (bcp de zones d’activités à proximité des lignes)- prennent enfin cette direction et dialoguent afin de mettre en place une stratégie et un échéancier pour développer un réseau de trains à l’échelle de la métropole.
Des améliorations peuvent être opérées à court terme sans investissement majeur:
– renforcement de la desserte en heures creuses (cadencement plancher à 30 mn de 5h à 23h) sur l’ensemble des lignes.
– cadencement à 15 mn sur le tronc commun Matabiau-Portet-St-Simon en alternant les dessertes de/vers Muret et Pamiers.
– Tarification intégrée.
– Coordination entre horaires trains/bus dans les pôles intermodaux.

Mobilités plus soutenables : revoir les modèles économiques et la gouvernance

(sous-chapitre) Comment mieux articuler les offres proposées par les différents autorités organisatrices de transports

3. Favoriser une médiation en faveur des trains métropolitains, à Toulouse et ailleurs  :

L’AUTATE (Association des Usagers des Transports de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs) constate que le Conseil Régional Occitanie, Toulouse Métropole et la SNCF n’arrivent pas à se positionner en faveur d’un service de trains métropolitains sur l’agglomération toulousaine, alors que son coût est raisonnable et que c’est un besoin urgent.
L’essentiel des blocages provient du fait que les élus du « mille-feuille » institutionnel local ne s’accordent pas pour créer une Autorité Organisatrice des Mobilités (AOM) à l’échelle de l’aire urbaine toulousaine. D’où des points de vue totalement irrationnels sur le train métropolitain.
A défaut d’imposer une AOM, l’AUTATE demande au ministère des transports de créer une médiation entre les institutions locales pour permettre le plus rapidement possible un financement conjoint d’un premier service de trains métropolitains.
Cette demande recoupe la problématique de toutes les métropoles de France, hors Paris et Lyon.

4. Pour une participation des PDU au financement du train métropolitain  :

(sous-chapitre) Qu’avez-vous à proposer sur ce thème ?

Le débat lancé par l’AUTATE (Association des usagers des transports) lors de la concertation sur la 3ème ligne de métro à Toulouse a conduit à ce que le train métropolitain soit étudié d’ici à l’enquête publique fin 2018.
L’étude montre que le coût final du train métropolitain serait de 3,5 Md€ pour une première mise en service en 2034. Au vu des engagements actuels de la région pour le train et de l’État (Aménagements Ferroviaires du Nord de Toulouse AFNT), l’investissement supplémentaire ne serait en fait que de 1,9 Md€.
Or la métropole de Toulouse se propose de financer un nouveau Plan de Déplacement Urbain de 3,8 Md€ mais sans mise en service de train d’agglo.
Ce serait une aberration tant du point de vue des transports que de la pollution pour la mobilité extérieure à la rocade.
Comment s’assurer que le train métropolitain soit systématiquement financé dans les Plans de Déplacement Urbain des métropoles françaises ?

Mobilités plus intermodales : mieux articuler toutes les offres de transport

(sous-chapitre) Qu’avez-vous à proposer sur ce thème ?

5. Les lignes de bus peuvent devenir structurantes sous certaines conditions

La régie des transports en commun de l’agglomération toulousaine (SMTC) développe un réseau de bus LINEO. L’association d’usagers (AUTATE, affiliée à la FNAUT) y est favorable sous ces conditions:
• extension à une vingtaine de lignes structurantes sur toute l’agglomération, en particulier en périphérie. Le réseau doit rejoindre l’ensemble des pôles de centralité constitué par stations de métro, tram et étoile ferroviaire. Création de boulevards urbains.
• Afin de rendre le gain de temps significatif (20% de moins sur la totalité du parcours) pour plus de compétitivité face à la voiture, les lignes doivent être mises en site propre, en particulier là où la circulation automobile est la plus dense. Les bus doivent avoir la priorité aux ronds-points, feux, croisements.
• Avoir une fréquence élevée (¼ d’heure max. sur toute la plage horaire et en périphérie).
• Les associations d’usagers doivent être systématiquement consultées et écoutées avant les prises de décisions sur les parcours.
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Réponse du SMTC au maire de Plaisance.

L’AUTATE et le désert de l’Ouest demandent la réalisation d’un programme d’investissement en transports en commun à l’ouest, zone complètement bouchée.  De notre point de vue, il faut,

1/la création d’une ligne de tramway à l’Ouest qui desserve Colomiers, Tournefeuille, Plaisance, Cugnaux, Villeneuve-Tolosane et Portet.

2/la prolongation du métro vers Tournefeuille.

Aussi, nous sommes très attentifs à tous les projets sur cette zone que nous appuyons, grâce à nos adhérents et relais décisionnels.


Réponse du SMTC (cliquer) au maire de Plaisance suite aux contributions des Personnes Publiques Associées (PPA) au Projet Mobilités.

A la suite de l’analyse de plusieurs contributions dans le cadre de la consultation des personnes publiques associées (dont Plaisance-du-Touch, Save-au-Touch, SITPRT, Autate, …), le SMTC a réalisé une étude d’opportunité de mise en œuvre d’une liaison transversale Colomiers/Portet-sur-Garonne, via Plaisance-du-Touch et Cugnaux.
Cette étude montre un potentiel certain entre Colomiers et Plaisance-du-Touch et entre Cugnaux et Portet-sur-Garonne, mais pas à ce jour sur l’intégralité d’une liaison transversale, de part des conditions de densité et d’organisation des territoires non suffisantes pour justifier d’une desserte structurante et capacitaire en TC.
La ligne 55 a clairement été identifiée comme pouvant être le point de départ d’un projet structurant entre Colomiers et Plaisance.

 

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L’avis de l’AUTATE sur le Projet Mobilités 2025-30 dans le cadre de l’enquête publique

Enquête Publique : contribution Autate (cliquer)

Avis défavorable.

L’ AUTATE constate que mis à part les usager-e-s de la future la ligne de métro TAE, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne devrait pas engager une mutation profonde des pratiques de mobilité sur le territoire du PDU, en particulier sur les périphéries et ne permettra pas d’augmenter fortement l’usage des transports publics.

Le Projet Mobilités 2025- 2030 du SMTC n’anticipe pas la croissance démographique en ne permettant pas une baisse sensible du nombre journalier de déplacements en voiture.

Les déplacements automobiles quotidiens se situent plutôt au Nord (Aucamville vers Blagnac), à l’Ouest (Blagnac-Colomiers-Tournefeuille) et au Sud (Cugnaux, Frouzins, Portet) que sur le trajet de la future la ligne de métro TAE.

La partie du projet dit de « ceinture Sud » n’est pas traitée sérieusement  à l’aide d’éléments tangibles.

En deuxième couronne, est mentionné un système de bus Optimo dont les principes de fonctionnement ne sont pas décrits. L’AUTATE en conclue que la Ligne TAE est un Grand Projet inutile de plus…D’autant plus que pour une enveloppe financière équivalente, il est possible de réaliser un réseau efficace de tramways et de bus prioritaires, ainsi qu’un réseau cadencé de trains de banlieue qui permettent une réduction ambitieuse des embouteillages et de la pollution.

 

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Le point de vue de l’ABAVE : la 3ème ligne aggravera les embouteillages

L’association blagnacaise ABAVE a répondu à l’enquête publique.

https://www.registre-numerique.fr/projet-mobilites/voir-avis?avis=19452

Comme le registre n’est plus visible au public (!!!), voici le PDF de leur Contribution

Pour améliorer sur le court terme les déplacements sur leur secteur ils suggèrent :
– l’accélération de la vitesse du tramway, sa mise en site propre sur tout son parcours et une augmentation des fréquences des rames
– la création d’un bus en site propre reliant l’aérogare de Blagnac à la barrière de Paris et donc une connexion avec la ligne B au niveau de la station de métro.
– la création d’un bus circulaire autour de l’aéroport,
– le prolongement de la Linéo 1 jusqu’à la station de tramway T1 Servanty
– la création de parking relais aux entrées nord de la ville

Le « Projet Mobilités » trop axé sur et autour de la troisième ligne de métro est un projet essentiellement toulousain. ll n’apporte aucune solution satisfaisante pour qu’un transfert de mode de déplacements s’effectue vers les TC et les modes doux. A contrario, fautes d’alternatives, il risque d’augmenter fortement sur tout le secteur la circulation routière et les nuisances afférentes à ce Projet  : pollution de I’air, augmentation du bruit, risque accru d’accidents de la circulation (cf. la liaison routière programmée entre le parc d’exposition et Saint-Jory).

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Participez à l’enquête publique

Pour participer à l’enquête publique, prenez les arguments que vous jugez utiles et envoyez les avant le 10 Octobre :

soit par internet : https://www.registre-numerique.fr/projet-mobilites/deposer-son-observation

soit par courrier à
Mme la présidente de la commission d’enquête publique du PDU SMTC
esplanade Compans-Caffarelli
BP 11 120
31 011 Toulouse cedex 6

ÉLÉMENTS DE RÉPONSE POUR L’ENQUÊTE PUBLIQUE sur le PDU du SMTC TISSEO

Prenez les arguments que vous jugez utiles

soit dans la lettre du 28/09 qui suit  (cliquer ICI pour la version PDF),

soit dans le diaporama présenté le 15/09 Salle du Sénéchal (cliquer LA).

Avis défavorable au Projet Mobilités 2030 du SMTC et demande de création d’un réseau RER ou TRAM-TRAIN toulousain (lignes ferroviaires existantes et création d’une ligne de tramway à grande vitesse au Nord et à l’Ouest).

Je constate qu’avec 3,8 milliards d’euros dont 2,2 pour la future la ligne de métro TAE, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC engage l’avenir de notre agglomération pour les 30 prochaines années.

Je constate qu’en matière de qualité de l’air, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne respecterait pas la loi sur l’air – à savoir que tous les moyens devraient être mis en œuvre pour revenir à la qualité de l’air de 1996 – du fait qu’il n’anticipe pas la croissance démographique en ne permettant pas une baisse sensible du nombre journalier de déplacements en voiture.

Je pense que le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne permettrait pas d’augmenter fortement l’usage des transports publics, du vélo et de la marche à pied et par conséquent de faire baisser sensiblement la part modale de la voiture individuelle.

Je constate que mis à part les usager-e-s de la future la ligne de métro TAE, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne devrait pas engager une mutation profonde des pratiques de mobilité sur le territoire du PDU, en particulier sur les périphéries.

Je constate que la 3ème ligne redouble la ligne de chemin de fer de Labège à la gare Matabiau, s’oriente ensuite vers le Nord où l’habitat est dispersé et les enjeux fonciers non stabilisés, puis dessert Colomiers après avoir franchi la Garonne à hauteur des Sept-deniers, toujours en passant par des zones moins habitées que d’autres dans Toulouse et sans desservir les communes environnantes.

Je constate dans l’enquête ménages-déplacements et dans les cartes diffusées par différents sites sur les déplacements automobiles quotidiens que les besoins se situent au Nord (Aucamville vers Blagnac), à l’Ouest (Blagnac-Colomiers-Tournefeuille) et au Sud (Cugnaux, Frouzins, Portet).

Je lis, dans le Projet Mobilités 2020-2025-2030, l’existence d’un projet de « ceinture Sud » matérialisée par deux flèches pointillées, dont aucun des éléments tangibles n’est présenté ni détaillé, alors qu’elle est présentée comme élément structurant du réseau dans le PDU.

Je ne trouve aucun projet sérieux, autour de la zone aéronautique Nord-Ouest (Colomiers, Saint-Martin, Tournefeuille, Léguevin, Cornebarrieu) alors que la majorité des embouteillages automobiles y sont concentrés.

En deuxième couronne, est mentionné un système de bus optimo dont les principes de fonctionnement ne sont pas décrits.

Je crains un déficit de parkings-relais le long de la troisième ligne, laissant augurer un report des encombrements et goulets d’étranglement au niveau des stations de cette ligne, et notamment autour de celles situées au nord, par exemple celle de la vache.

Je propose donc pour une enveloppe financière équivalente, un réseau efficace de tramways et de bus prioritaires dans l’espace public accompagné d’un réseau cadencé de trains de banlieue. C’est sur ces principes qu’il est possible d’atteindre un objectif conforme à la loi sur l’air par une réduction ambitieuse des parts modales de la voiture pour 2025 et 2030.

Je demande au commissaire enquêteur de noter que le projet du SMTC ne respecte pas l’intérêt public.

Je remercie la commission d’enquête pour son travail.

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contact mail et téléphone

 

 

 

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Ceinture sud : l’AUTATE demande à avoir accès au projet précis

A la réunion publique de rentrée organisée par le maire de Tournefeuille le mardi 26 septembre, une diapositive contenant une carte et des éléments sur la « ceinture sud » ont été présentés au public.

L’AUTATE ne sait pas si cette carte correspond au vœux du maire de Tournefeuille ou s’il s’agit d’un nouveau projet concret du SMTC Tisséo. Si c’est le cas, nous nous étonnons qu’il ne soit pas intégré au Projet Mobilités 2020-25-30 en place de l’actuel (voir plus loin).

Le projet présenté oralement, en l’état, ne nous paraît pas répondre aux besoins des habitants de l’ouest de l’agglomération toulousaine :

-il s’agit d’un parcours à 85% dans Toulouse

-il passe au travers des zones les moins peuplées de l’Ouest. Il frôle l’est de la commune de Tournefeuille et n’aidera pas à diminuer le flot traversant de voitures, quelle que soit la bonne volonté des habitants à utiliser cette nouvelle ligne.

D’autant qu’aucun parking n’est prévu sur Tournefeuille; seuls sont prévus des parkings à Monestié (terminus du Lineo 3) avec + 50 places et Basso Cambo +450. Pour ce dernier, le risque est d’aspirer des voitures qui traverseront la périphérie ouest pour l’atteindre : On referait une station « Arènes » bis ! La logique serait de répartir les 450 places supplémentaires sur les terminus des Linéos 1, L3, L5.

-les horaires dits « classiques » 6h-21h du lundi au vendredi ne répondent pas aux besoins des usagers en soirée et le week-end.

Revenons maintenant au projet (différent) présenté dans le PDU (Planche 104) :

« Le maillon Ouest (de la ceinture Sud) reliera le site de l’Oncopole à la commune de Colomiers en empruntant l’Avenue Eisenhower, la rocade Arc-en-Ciel. Il offrira des correspondances avec les Linéo 2, 3, 4 et 5, le réseau ferroviaire (axe Toulouse/Muret) et la 3ème ligne de métro en 2025. »

Le calendrier présenté :

– Concertation publique en 2015

– Sélection des entreprises en 2016

– Enquête publique en 2017

……………

 

 

 

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[La Dépêche] Plan Mobilités : les usagers de l’Autate pas d’accord avec Jean-Michel Lattes

L’ Autate, association des usagers des transports de l’agglomération toulousaine réagit aux propos de Jean-Michel Lattes sur le plan Mobilités (La Dépêche du 18 septembre).

Sur le coût de l’étoile ferroviaire mis en avant par le président du SMTC Tisséo, s’appuyant sur les travaux du Conseil scientifique, l’Autate précise : «Le vrai projet n’a pas été chiffré. Sur la base des travaux en cours dans les agglomérations européennes, l’Autate proposait une modernisation des postes de commandement qui permettrait de supporter 4 trains métropolitains par heure sur chacune des branches de l’étoile ferroviaire. Or, le Conseil scientifique a fait une estimation d’une rénovation totale de l’étoile ferroviaire sur un périmètre bien supérieur à l’aire urbaine. Il n’est donc pas étonnant que le conseil scientifique aboutisse à un coût (3,5 milliards d’euros) supérieur à celui de la 3e ligne (…) à moyen terme, un tel projet pourrait faire l’objet d’un contrat État/Régions (Aquitaine et Occitanie)/Toulouse Métropole. D’autre part, les propositions de l’Autate en termes de réseau de bus prioritaires et tramways en lieu de la 3e ligne de métro n’ont toujours pas fait l’objet d’études».

Concernant les Linéo, au sujet desquels JM Lattes comparait ligne C de train et Linéo 2, l’Autate estime : «On ne peut comparer Linéo 2 et Ligne C en termes de fréquences et d’amplitudes horaires, qui sont bien supérieures sur Lineo que sur la ligne C (c’était l’objet de notre pétition sur la ligne C…). Les 7 000 passagers/jour de la ligne C pourraient être largement plus nombreux. Les rames sont hyper chargées actuellement – certains ne peuvent pas entrer dans le train». L’association ajoute que faute «de voie propre aux endroits embouteillés, et de priorités aux feux (et rond-point), très rares, les Lineo sont dans les bouchons comme les bus qu’ils remplacent à grands frais pour un seul vrai gain, l’amplitude».

Enfin, sur la possibilité d’un contournement Ouest routier étudié par la Métropole, l’Autate demande : «L’objectif principal d’un PDU n’est-il pas de réduire l’utilisation de la voiture ?», contestant par ailleurs l’efficacité du conseil des exécutifs réunissant Région, Département, Etat, intercommunautés et SNCF» initié par le président de l’autorité organisatrice des transports.

Ph.E.

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Le VRAI-FAUX de l’interview du Pdt SMTCTisséo

Le point de vue de l’Antenne Ouest de l’AUTATE sur l’entretien de la Dépêche du midi avec M. Jean-Michel Lattes, Président du SMTC Tisséo, paru le 18/09/2017

DM : Où en sont les alternatives à la 3e ligne, tracé plus central ou étoile ferroviaire? -JML : Le débat sur le tracé ( au nord ou plus au centre) n’apparaît pas dans les débats publics auxquels j’ai participé. Le Conseil scientifique n’a pas encore rendu ses conclusions sur cette question. Sur l’alternative ferroviaire , le Conseil a confirmé l’orientation donnée par SNCF : une telle alternative, pour être efficace, coûterait bien plus cher (que la 3e ligne) et prendrait un temps considérable. Le réseau fer toulousain est limité et vieux.

FAUX : le vrai projet n’a pas été chiffré. Sur la base des travaux en cours dans les agglomérations européennes, l’AUTATE proposait une modernisation des postes de commandement qui permettrait de supporter 4 trains métropolitains par heure sur chacune des branches de l’étoile ferroviaire.

DM : Vous n’y croyez pas? JML : Le train est complémentaire. Un bus Linéo 2 vers Colomiers transporte 10 000 voyageurs/jour contre 7000 pour la ligne C de train (Colomiers-Arènes). Nous avons créé cinq points d’intermodalité avec le fer sur la 3e ligne. Avec les Linéo, cela nous appartient en propre, avec le train on dépend d’orientations nationales.

FAUX On ne peut comparer Linéo 2 et Ligne C en termes de fréquences et d’amplitudes horaires, qui sont bien supérieures sur Lineo que sur ligne C (c’était l’objet de notre pétition sur la ligne C …). Les 7000 passagers/jour de la ligne C pourrait être largement augmentés. N’oublions pas de plus que les rames sont hyper chargées actuellement – certains ne peuvent pas entrer dans le train ….

DM : Ne craignez-vous pas que les Linéo soient englués dans le trafic global et perdent de leur efficacité? -JML : On nous disait cela pour la ligne 1 place Dupuy, or la fréquentation est passée de 16000 voyageurs/jour avec l’ancienne ligne à 20 000 aujourd’hui. La priorité des bus aux feux, avec des couloirs réservés à proximité, permet de rendre les Linéo performants.

FAUX : pas de voie propre aux endroits embouteillés, et les priorités aux feux (et rond-point) sont très rares. Il est très facile de constater que les Lineo sont dans les bouchons comme les bus qu’ils remplacent à grand frais pour un seul vrai gain – l’amplitude – qui aurait pu être fait sans travaux

DM : Vous tablez sur l’usage de plusieurs modes de transport ? -JML : La 3e ligne ne va pas régler tous les problèmes à elle toute seule. L’avenir des mobilités passe par de multiples solutions, comme le covoiturage et le site qu’a développé Tisséo, avec 40 nouveaux spots de covoiturage (lieux où les gens peuvent garer leurs voitures pour faire du covoiturage) créés par an, ou les plans de déplacement entreprise (PDE).

VRAI-FAUX : « La 3e ligne ne va pas régler tous les problèmes à elle toute seule. » On est bien d’accord, mais ce ne sont ni le covoiturage ni les PDE d’entreprise qui vont les régler non plus !

DM : Pour l’usage de la voiture, le but est toujours d’en réduire la part, excessive dans les déplacements de notre agglo ? -JML : Oui, mais le plan Mobilités prévoit un volet routier. On travaille à Toulouse Métropole, sur l’axe Saint-Jory/Parc des Expos/ Blagnac avec prolongement via la Voie du canal Saint-Martory ou le boulevard Eisenhower. Un contournement Ouest qui fait partie des orientations du plan Mobilités, mais pas de la compétence Tisséo.

BIZARRE : un volet voiture ? L’objectif principal d’un PDU n’est-il pas de réduire l’utilisation de la voiture ?

DM : D’où l’intérêt d’une autorité intégrant les autres acteurs? JML : Elle existe depuis juillet 2016, c’est le conseil des exécutifs qui réunit tous les trimestres Région, Département, Etat, intercommunautés et SNCF, qui a contribué à définir le financement de la 3e ligne.

Si cette autorité existe, elle est bien inefficace …

Conclusion : voilà à quoi les autorités engagent les usagers et usagères pour 20 ans, voire plus ! C’est désespérant !

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Débat sur les transports en commun à l’occasion enquête publique

Enquête Publique du lundi 4 septembre 2017 au mardi 10 octobre 2017 :

Le Projet Mobilités 2030 de SMTC-TISSEO

Débattre pour mieux donner son avis

      • sur l’organisation des Transports en Commun dans l’agglomération vendredi 15 septembre à partir de 20h, salle du Sénéchal à Toulouse

      • sur le développement des modes actifs : vélo, marche à pied… lundi 18 septembre à partir de 20h, salle du Sénéchal à Toulouse
Une enquête publique est lancée du 4 septembre au 10 octobre 2017 par le SMTC-TISSEO sur une nouvelle version du Plan de Déplacement Urbain (PDU) de l'agglomération, dit Projet Mobilités 2020-2025-2030. 

Ce projet réoriente la version précédente du PDU en y inscrivant la troisième ligne de métro au détriment des projets de réseau de bus et tramway en site propre. En perspective d'ici 2030, ce nouveau Plan de Déplacement de l'agglomération toulousaine ne propose pas d'amélioration de l'usage des modes actifs (vélo, marche).

Les associations d’usagers veulent profiter de la Semaine européenne de la mobilité 2017 (du 16 au 22 septembre) pour amplifier les débats de l’enquête publique sur le plan Mobilité 2020-2030, et demander une amélioration rapide des déplacements dans l’agglomération en favorisant l’usage de la marche à pied, du vélo et des transports en commun.

Rappel du contexte

Suite à la saisie par les associations de la Commission Nationale du Débat Public, un grand débat public a été organisé de juin à décembre 2016 sur l’opportunité du projet de troisième ligne de métro sur un arc Nord et Est en périphérie de la ville de Toulouse et pour 2,2 milliards €.

Les associations d’usagers ont fait valoir l’urgence d’étendre le réseau de transport en commun sur toute l’agglomération en alliant train, métro, tramway, bus en sites propres et vélo pour fluidifier les transports, en particulier pour desservir les zones d’emploi et de résidence au-delà de la rocade. Elles ont montré que le développement d’infrastructures de transports en commun de surface facilite la réalisation d’aménagements en faveur de l’usage du vélo et des piétons sur tout le territoire, tels les ateliers vélo ou le réseau express vélo d’agglomération.

Rappelons qu’un PDU a pour objectif règlementaire la réduction du trafic automobile. Or, le plan mis en enquête public induit au contraire une augmentation du nombre de voitures.

Les points forts de l’enquête publique

Le financement

Le bilan présenté en fin du débat public sur la troisième ligne de métro a montré la difficulté des participants à réaliser l’enjeu financier de plus de 2 milliards d’euros du métro. Or du point de vue mobilité, la question majeure est celle des investissements nécessaires pour mettre en place un réseau de bus, train, vélo et tramway pour desservir toute l’agglomération. Ils seraient fortement réduits en cas de financement de la troisième ligne de métro.

La baisse de la pollution et le partage de l’espace public

L’enjeu du développement du réseau de bus, tramway, vélo, espaces piétons est celui du partage de l’espace public afin de valoriser la vie urbaine, et de réduction des émissions des gaz à effet de serre. Il s’agit de modifier les mentalités pour favoriser la coopération, le civisme, et ancrer la conviction que la pollution est l’affaire de tous. Or l’agglomération toulousaine est la grande ville de France qui a la plus grande part de déplacement automobile de par l’insuffisante capacité de son réseau de transport en commun. La troisième ligne de métro est loin d’être suffisante pour inverser cette tendance.

Concernant les modes actifs, le plan ne propose rien de concret. Il revoit même à la baisse les objectifs de la part des déplacements à vélo (3 à 5 % en 2030 contre 8 % dans le PDU actuel à horizon 2020) !

Le réseau ferroviaire d’agglomération

Le trafic automobile de banlieue constitue plus de la moitié des déplacements avec des embouteillages récurrents des voies rapides. Pour y remédier, il faut développer l’étoile ferroviaire de Toulouse en un système de trains à l’échelle métropolitaine de type RER Toulousain avec des fréquences de 30 minutes ou au ¼ d’heure en heures de pointe. Le réseau ferroviaire doit être étroitement connecté aux transports en commun et aux aménagements vélos. Or l’endettement qu’imposerait la troisième ligne de métro repousserait une telle perspective bien après 2030.

A l’invitation des associations :

2P2R (2 Pieds 2 Roues),

ATMP (Amis de la Terre de Midi-Pyrénées),

AUTATE ( Association des Usagers des Transports publics de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs),

Vélorution (association d’usagers cyclistes et atelier-vélo )

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