Pollution

Communiqué FNAUT dont l’AUTATE est membre

https://www.fnaut.fr/actualite/communiques-de-presse/701-la-dependance-automobile-n-est-pas-une-fatalite

La dépendance automobile n’est pas une fatalité

Les « gilets jaunes » dénoncent la hausse des taxes sur les carburants automobiles. Mais l’enjeu fondamental est la dépendance à la voiture, qui peut être réduite sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones périurbaines et rurales.

Le prix des carburants en France n’a rien d’exorbitant, il se situe dans la moyenne européenne et a fortement diminué depuis 1970 ( annexe 1 ). Sa hausse récente est attribuée à tort à la hausse des taxes : c’est la hausse du cours du pétrole qui en explique les 3/4 (annexe 2 ).

La priorité : se dégager de la dépendance automobile

C’est donc à la dépendance automobile qu’il faut s’attaquer, beaucoup d’automobilistes le souhaitent et réclament des alternatives crédibles à l’usage quotidien de la voiture.

Les aides financières doivent être réservées aux automobilistes de condition modeste et habitant dans des zones encore dépourvues de tout transport collectif aux heures où ils se rendent à leur travail.

Le transport collectif peut être développé dans les zones périurbaines et rurales

De nombreux exemples en Europe montrent que ces territoires peuvent être desservis à des coûts raisonnables par des trains ou des cars, avec une amplitude horaire et des fréquences élevées, des horaires adaptés aux déplacements domicile-travail et des tarifs attractifs ( annexe 3 ).

Il est alors possible à un automobiliste de se rabattre par un moyen individuel (voiture, vélo ordinaire ou à assistance électrique…) sur une gare ou un parking relais, et d’économiser beaucoup de carburant.

Les taxes sur les carburants sont nécessaires

Les taxes sont nécessaires pour modérer l’usage de la voiture et la facture pétrolière (déjà proche de 50 Md€ par an), contribuer à la lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique. Le trafic automobile absorbe en effet plus de 50 % du pétrole consommé dans les transports (importé à 99 %).

Même si les taxes étaient réduites, le prix des carburants ne baisserait que marginalement. Et une telle baisse donnerait un signal trompeur aux automobilistes, car la hausse du prix du pétrole va très vraisemblablement se poursuivre pour des raisons géologiques et géopolitiques.

La FNAUT demande donc au gouvernement :
– de maintenir la hausse des taxes sur les carburants automobiles prévue début 2019 ;
– de consacrer une part accrue du produit de ces taxes à l’extension des aménagements cyclables et des transports publics ferroviaires et routiers, en priorité dans les territoires périurbains et ruraux où ils sont sous-développés et où de nombreuses « petites lignes » sont menacées de disparition ;
– de rétablir le taux de TVA à 5,5 %, au lieu de 10 %, sur les transports publics.

Contacts presse :

* Anne-Marie Ghémard, vice-présidente de la FNAUT, tél. 06 76 08 62 47
* Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
* Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

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Communiqué inter-associations à propos du 17 novembre 2018

AUTATE, 2P2R, GAIA, ALTERNATIBA, AMISDELATERRE, VELORUTION, TOULOUSEENTRANSITION

Réduisons notre facture et celle de l’environnement avec les transports en commun, le vélo,  le covoiturage ou l’auto-partage, dans l’agglomération toulousaine

Le gouvernement annonce une hausse de la fiscalité sur le carburant à partir de janvier 2019, qui suscite de fortes réactions de la part des automobilistes. Le fait de « démotiver » les déplacements polluants pour encourager les modes de transport sobres en énergie est un principe salutaire pour l’environnement. En plus d’être énergivore, le mode motorisé individuel créé une congestion routière chronique dans l’agglomération. Il fait perdre un temps considérable à tout le monde : automobilistes,  cyclistes utilisant les voies routières, usagers des transports en commun. Les taxes sur la pollution n’iront qu’en augmentant, c’est un signal que chaque acteur économique ou citoyen doit prendre en compte dans ses choix.

Néanmoins, nous partageons un constat avec les automobilistes qui protestent aujourd’hui : dans l’agglomération toulousaine, l’étalement urbain, l’offre de transports ne permettent pas toujours une alternative à la voiture. Et ces usagers protestataires voient comme nous que le Plan de Déplacements Urbains de la métropole toulousaine ne va pas résoudre leur problème de mobilité à l’avenir.

Nos associations interpellent les pouvoirs publics et les collectivités territoriales. Nous souhaitons qu’ils développent tous les moyens de se passer de la voiture individuelle au lieu de favoriser les voies routières ou de financer individuellement des automobilistes.

Nous revendiquons une panoplie d’actions à mener :

Transports en commun : développer les transports urbains avec des bus et trams en site propre, y compris avec une voie réservée sur rocade et autoroute ; réduire les temps de transport en commun; programmer des investissements sur les dessertes domicile-travail.

Train : moderniser fortement le réseau ferré sur les territoires de proximité, plus de fréquence, plus de places dans les TER y compris pour les vélos, davantage de gares desservies, des parkings de gare prévus pour tous, pas de supplément si le vélo est embarqué (TGV, Intercités).

Vélo : disposer d’un réseau maillé qualitatif de pistes cyclables en agglomération et au-delà, généraliser les zones de circulation apaisée, aménager des passerelles, des espaces sécurisés pour garer le vélo, inciter les entreprises à promouvoir le vélo (garages à vélo, vestiaires, douche, indemnité km vélo…); pouvoir embarquer son vélo dans les transports en commun.

Autopartage et co-voiturage : proposer davantage de places de parking dédiées ; au niveau des collectivités locales, accroître le co-voiturage avec des applications collaboratives efficaces et l’inciter par des avantages spécifiques pour les automobilistes qui transportent effectivement des passagers (par exemple, gratuité du parking, prise en charge partielle des coûts de contrôle anti-pollution…).

Intermodalité : favoriser les combinaisons, plus salutaires que le 100% auto : auto+train, auto+vélo, auto+bus ou encore mieux le train+vélo, bus+vélo.

Marche : la moité des déplacements de moins d’1 km se fait en voiture,  encourager les déplacements à pied qui sont une alternative ; garantir des trottoirs suffisamment larges dans toute la ville.

Nous sommes nombreux à vouloir dépenser moins d’argent, ne pas être bloqués dans les bouchons, laisser une planète vivable à nos enfants. Nous demandons que les collectivités offrent enfin ces alternatives au 100% voiture solo. Elles peuvent s’appuyer sur les diverses associations pour enclencher la transition écologique des transports « dans la métropole toulousaine,  j’aurai enfin trouvé mieux que prendre ma voiture personnelle pour moi seul-e».

 

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Non, le prix des carburants automobiles n’a pas explosé

Communiqué de la FNAUT, Fédération des associations d’usagers de transports, à laquelle l’AUTATE est adhérente.

A la demande de la FNAUT, l’économiste Jean-Marie Beauvais a étudié les variations du prix des carburants automobiles sur plusieurs périodes : 2017-2018, 2012-2018 et 1970-2018. Cette analyse permet de rétablir quelques vérités souvent occultées : non, le prix des carburants automobiles n’a pas explosé, son prix réel n’est pas plus élevé aujourd’hui qu’en 2012 et il a fortement diminué depuis 1970.

Le prix des carburants est-il élevé en France ?

La FNAUT rappelle tout d’abord que le prix actuel des carburants en France – environ 1,51 € (gazole) et 1,54 € (SP 95) – n’a rien d’excessif malgré la hausse récente : il se situe dans la moyenne européenne.

Il est moins élevé en Espagne (1,28 € et 1,33 €) et en Allemagne (1,38 € et 1,48 €). Il est plus élevé au Royaume-Uni (1,56 € et 1,49 €), en Italie (1,57 € et 1,66 €) ou encore en Norvège (1,70 € et 1,76 €).

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Pas de ticket spécial pendant les pics de pollution à Toulouse

Le ticket journée à Toulouse est de 6,10€ contre 3€ pour les lyonnais : pourquoi ?

Lyon est-elle plus touchée par la pollution que Toulouse ?
Les pouvoirs publics lyonnais sont-ils plus sensibilisés aux pics de pollution que les toulousains ?
La ville de Lyon est-elle plus riche que celle de Toulouse ?
Le Syndicat des transports moins endetté ?

https://www.radioscoop.com/infos/lyon-un-ticket-special-pollution-pour-les-tcl_159661

A Paris, le billet journée est à 3,80€  les jours de pollution. Cf article Dépêche :
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Un calculateur coût, pollution des transports selon le mode

Après avoir cherché les informations les plus pertinentes, voilà l’outil de comparaison coût, temps de trajet et pollution le plus performant que l’AUTATE  ait trouvé nous vient de Paris :

https://www.paris.fr/actualites/comparaison-des-couts-temps-de-trajet-et-pollution-emise-selon-le-mode-de-transport-utilise-4449

Pour faire les calculs vous-même :

  1. Ce site a classé les transports avec le comparateur (bas de page)

http://quizz.ademe.fr/eco-deplacements/comparateur/

https://www.consoglobe.com/les-14-modes-de-transport-les-moins-polluants-cg

2. Application pour téléphone qui permet de quantifier la pollution des trajets quotidien (voiture, tram, métro, train, bus)

http://www.gecoair.fr/home

3. Un site pour l’empreinte carbone longue distance

http://consommerresponsable.com/empreinte-carbone-mode-de-transport-plus-polluant /
http://www.greenmodal.eu/fr/content/calculer-votre-empreinte-carbone

 

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Pollution par moyen de transport

D’après le site de l’ Ademe  :

La production de CO2 par personne pour faire 10 km :
En voiture à essence (conducteur seul) : de 1.800 kg à 2.500 kg en fonction de la cylindrée, disons 2 kg en moyenne, à diviser par le nombre de personnes transportées en cas de covoiturage
En bus : 1.300 kg, soit un rapport de 2/3 par rapport à la voiture
En autocar : 0.600 kg, soit un rapport de 1/3 par rapport à la voiture
En TER (diesel, électriques ou hybrides) : 0.300 kg, soit un rapport de 1/6 par rapport à la voiture
En Transilien (train de banlieue parisienne) : 0.060 kg, soit un rapport de 1/30 par rapport à la voiture
En RER, Métro ou Tram : 0.030 kg, soit un rapport de 1/60 par rapport à la voiture

On peut donc affirmer qu’on produit 60 fois moins de CO2 en empruntant les TC en site propre (Métro ou Tram à égalité) qu’en prenant sa voiture.
Mais seulement 1/3 de moins de CO2 si on prend le bus !

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Contre la pollution, la gratuité

L’AUTATE constatant les niveaux de pollution élevés atteints dans l’agglomération, souhaiterait que l’usage des transports en commun soit majoritairement choisi par les toulousains et habitants des environs.

Pour cela, nous demandons à Tisseo et à la SNCF de rendre les transports gratuits dans tout le département de la Haute-Garonne pour la fin de la semaine, voir la semaine prochaine.

Nous souhaiterions également que le réseau de transport en commun soit significativement renforcé (nombre de lignes et fréquence).  Pour cela, tous les moyens modernes de communication et d’affichage doivent être utilisés par les deux opérateurs.

La présidente de l’AUTATE
Marie-Pierre Bès
contact@autate.fr

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