Pollution

L’AUTATE participe au Grand Débat (2/2)

Réduire l’utilisation de la voiture – solutions transports en commun et autres idées

https://granddebat.fr/projects/la-transition-ecologique/collect/participez-a-la-recherche-collective-de-solutions-1/proposals/reduire-lutilisation-des-voiture-solutions-transports-en-commun-et-autres-idees

Solutions de transports pour réduire l’utilisation de la voiture:

Bâtir l’offre de transports collectifs sur une analyse des besoins exprimés en assemblée bi-annuelle avec les partenaires qui gèrent les transports, les municipalités et les associations d’usagers :

1. rendre obligatoire un Plan de Déplacements avec évaluation annuelle des impacts attendus au niveau des entreprises, au niveau des municipalités, au niveau des usagers via des associations d’usagers.

2. Financer équitablement tous les modes de transports : 1€ investit pour la voiture implique 1€ pour le train , 1€ pour les bus , 1€ pour les modes doux, ….Une place de parking voiture pour une place de parking 2 roues et une place de parking vélo (parkings publics, parkings résidentiels, parkings d’entreprise, …)

3. développer la complémentarité des modes de transports en unifiant les structures : un seul gestionnaire train+bus, une seule tarification.

Diminuer la saturation aux heures de pointe :

1. faciliter le télétravail ou le co-working au niveau des entreprises

2. étaler les plages horaires d’arrivées et de départs contraints : au niveau des entreprises avec une souplesse sur les horaires de travail, au niveau des écoles, collèges, lycées pour étaler l’heure de démarrage des cours.

Augmenter les performances des transports collectifs :

1. augmenter le nombre de passages des transports collectifs : tous les bus , tous les trains et pas seulement les LINEOs avec des fréquences minimales de 15min.

2. rendre les transports collectifs prioritaires par rapport à la voiture individuelle (solo) : déclenchement des feux tricolores avec l’arrivée des bus.

3. dédier des voies aux transports collectifs : partager l’espace existant des voiries en restreignant l’accès de certaines rues aux transports collectifs (ce partage peut se faire rapidement sans travaux). L’exemple des centres-ville piétonniers sans voiture sauf les résidents peut être étendu à des rues pour modes doux, des rues pour bus , des rues pour voiture.

Diminuer les trajets en avion :

1. interdire la vente à perte des billets d’avion comme cela est pratiqué dans l’alimentation.

2. Vidéo-conférence

Augmenter l’utilisation du covoiturage :

1. agrandir les parkings de covoiturage

2. créer ces parkings de covoiturage là où le besoin est concret : déclarer un parking existant comme parking de covoiturage n’est pas suffisant si ce parking est mal placé par rapport aux déplacements.

3. réserver des places de covoiturage sur les parkings d’entreprises, d’écoles, …

4. créer des voies réservées au covoiturage

5. appliquer un tarif dégressif en fonction du nombre de passagers (parkings, péages)

Augmenter l’utilisation des modes doux dès le plus jeune âge :

1. sécuriser les accès modes doux par des voies dédiées (voir le partage de l’espace plus haut dans ce texte)

2. proposer un nombre suffisant de parkings vélos au niveau des écoles et des habitats résidentiels.

3. créer une signalétique chemins piétonniers-pistes cyclables très offensive pour faire la promotion de leur usage.

4. inciter, aider les associations de déplacement sur le lieu scolaire à vélo ou pedibus, afin que les initiatives ne s’essoufflent pas dans les écoles : garder une continuité dans le temps.

Diminuer le nombre de voitures individuelles :

1. augmenter le nombre de structures qui proposent des locations de voiture pour des trajets ponctuels : des structures basées sur une association de citoyens seraient à envisager

2. augmenter de façon significative les nombres de places dans les transports collectifs de façon homogène sur tout le territoire : égalité des choix de transports pour tous.

3. affecter le coût écologique des déplacements des employés et des produits à l’entreprise : le bonus/malus renforcerait l’implication au niveau de l’entreprise.

Diminuer les distances parcourues pour les biens de consommation :

1. créer une étiquette écologique des produits chiffrant le nombre de km parcourus, l’impact écologique : cela laissera le choix aux consommateurs de prioriser les produits locaux

2. créer une taxe écologique appliquée aux produits : pour inciter à une production proche de la consommation

Contrôler les utilisations des aides :

1. associer les aides de l’état , de la région, …. à un contrôle du service rendu. Sinon prévoir des pénalités. Exemple aide pour entretenir les rails associée à un faible pourcentage de trains en retard.

Financements :

1. avoir des politiques incitatives qui prennent en compte le contexte : choix réel de modes de transport dans sa commune.

2. Prélever des taxes sur les énergies les plus polluantes et affecter ces recettes à la diminution de la pollution. 3. Réaffecter ces recettes vers les personnes habitant les territoires sous-dimensionnés en transports tant que l’égalité de l’offre n’est pas atteinte.

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L’AUTATE participe au Grand Débat (1/2)

Réduction des embouteillages et amélioration de la qualité de l’air: le collectif du désert de l’ouest réclame un transport en commun efficace

https://granddebat.fr/projects/la-transition-ecologique/collect/participez-a-la-recherche-collective-de-solutions-1/proposals/un-secteur-oublie-le-collectif-du-desert-de-louest-reclame-un-transport-en-commun-efficace

Nous avons répondu au questionnaire proposé sur le site:

AUTATE, le 14 mars 2019 à 22:14 • Modifié le 14 mars 2019 à 22:24

Quel est aujourd’hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l’environnement ?

La pollution de l’air

Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?

Réduire l’utilisation de la voiture dans les grandes agglomérations

Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd’hui touchée par le changement climatique ?

Oui

À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l’environnement ?

Oui

Si oui, que faites-vous aujourd’hui pour protéger l’environnement et/ou que pourriez-vous faire ?

Les objectifs de notre association d’usagers (AUTATE: Association des Usagers des Transports de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs) sont d’informer les usagères et usagers des transports et leur permettre d’exprimer leurs difficultés au quotidien ainsi que de les représenter auprès des instances et des pouvoirs publics.

Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?

Il faut des alternatives à la voiture qui soient efficaces. Notre association milite en particulier pour des transports en commun sur des voies dédiées afin d’assurer la rapidité et la régularité.

Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?

Les transports en commun

Y a-t-il d’autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

Le collectif « le Désert de l’Ouest de la Métropole » rassemble des habitants des communes de l’ouest de Toulouse (forte zone d’emploi aéronautique). Il est soutenu par l’AUTATE (Association des Usagers des Transports de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs).

Dans l’ouest de Toulouse, seulement 8% des déplacements se font en transport en commun contre 72% en voiture. Ceci est dû à la faible offre de transports en commun et à son manque d’efficacité. Le PDU est bâti autour de la réalisation d’une 3ème ligne de métro, qui représente les deux tiers du budget. Les autres projets ne sont pas à la hauteur des besoins d’une population en constante croissance. Le collectif a fait des propositions alternatives, non entendues jusque-là :

– Mettre en site propre les bus structurants sur l’ensemble de leurs parcours.

– Prolonger la ligne A du métro et la ligne C (RER) vers l’ouest et augmenter la fréquence de cette dernière.

– Créer une ligne tram-train pour assurer les liaisons transversales entre villes de banlieue, et prévoir des parking-relais aux principales gares.

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Communiqué FNAUT dont l’AUTATE est membre

https://www.fnaut.fr/actualite/communiques-de-presse/701-la-dependance-automobile-n-est-pas-une-fatalite

La dépendance automobile n’est pas une fatalité

Les « gilets jaunes » dénoncent la hausse des taxes sur les carburants automobiles. Mais l’enjeu fondamental est la dépendance à la voiture, qui peut être réduite sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones périurbaines et rurales.

Le prix des carburants en France n’a rien d’exorbitant, il se situe dans la moyenne européenne et a fortement diminué depuis 1970 ( annexe 1 ). Sa hausse récente est attribuée à tort à la hausse des taxes : c’est la hausse du cours du pétrole qui en explique les 3/4 (annexe 2 ).

La priorité : se dégager de la dépendance automobile

C’est donc à la dépendance automobile qu’il faut s’attaquer, beaucoup d’automobilistes le souhaitent et réclament des alternatives crédibles à l’usage quotidien de la voiture.

Les aides financières doivent être réservées aux automobilistes de condition modeste et habitant dans des zones encore dépourvues de tout transport collectif aux heures où ils se rendent à leur travail.

Le transport collectif peut être développé dans les zones périurbaines et rurales

De nombreux exemples en Europe montrent que ces territoires peuvent être desservis à des coûts raisonnables par des trains ou des cars, avec une amplitude horaire et des fréquences élevées, des horaires adaptés aux déplacements domicile-travail et des tarifs attractifs ( annexe 3 ).

Il est alors possible à un automobiliste de se rabattre par un moyen individuel (voiture, vélo ordinaire ou à assistance électrique…) sur une gare ou un parking relais, et d’économiser beaucoup de carburant.

Les taxes sur les carburants sont nécessaires

Les taxes sont nécessaires pour modérer l’usage de la voiture et la facture pétrolière (déjà proche de 50 Md€ par an), contribuer à la lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique. Le trafic automobile absorbe en effet plus de 50 % du pétrole consommé dans les transports (importé à 99 %).

Même si les taxes étaient réduites, le prix des carburants ne baisserait que marginalement. Et une telle baisse donnerait un signal trompeur aux automobilistes, car la hausse du prix du pétrole va très vraisemblablement se poursuivre pour des raisons géologiques et géopolitiques.

La FNAUT demande donc au gouvernement :
– de maintenir la hausse des taxes sur les carburants automobiles prévue début 2019 ;
– de consacrer une part accrue du produit de ces taxes à l’extension des aménagements cyclables et des transports publics ferroviaires et routiers, en priorité dans les territoires périurbains et ruraux où ils sont sous-développés et où de nombreuses « petites lignes » sont menacées de disparition ;
– de rétablir le taux de TVA à 5,5 %, au lieu de 10 %, sur les transports publics.

Contacts presse :

* Anne-Marie Ghémard, vice-présidente de la FNAUT, tél. 06 76 08 62 47
* Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
* Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

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Communiqué inter-associations à propos du 17 novembre 2018

AUTATE, 2P2R, GAIA, ALTERNATIBA, AMISDELATERRE, VELORUTION, TOULOUSEENTRANSITION

Réduisons notre facture et celle de l’environnement avec les transports en commun, le vélo,  le covoiturage ou l’auto-partage, dans l’agglomération toulousaine

Le gouvernement annonce une hausse de la fiscalité sur le carburant à partir de janvier 2019, qui suscite de fortes réactions de la part des automobilistes. Le fait de « démotiver » les déplacements polluants pour encourager les modes de transport sobres en énergie est un principe salutaire pour l’environnement. En plus d’être énergivore, le mode motorisé individuel créé une congestion routière chronique dans l’agglomération. Il fait perdre un temps considérable à tout le monde : automobilistes,  cyclistes utilisant les voies routières, usagers des transports en commun. Les taxes sur la pollution n’iront qu’en augmentant, c’est un signal que chaque acteur économique ou citoyen doit prendre en compte dans ses choix.

Néanmoins, nous partageons un constat avec les automobilistes qui protestent aujourd’hui : dans l’agglomération toulousaine, l’étalement urbain, l’offre de transports ne permettent pas toujours une alternative à la voiture. Et ces usagers protestataires voient comme nous que le Plan de Déplacements Urbains de la métropole toulousaine ne va pas résoudre leur problème de mobilité à l’avenir.

Nos associations interpellent les pouvoirs publics et les collectivités territoriales. Nous souhaitons qu’ils développent tous les moyens de se passer de la voiture individuelle au lieu de favoriser les voies routières ou de financer individuellement des automobilistes.

Nous revendiquons une panoplie d’actions à mener :

Transports en commun : développer les transports urbains avec des bus et trams en site propre, y compris avec une voie réservée sur rocade et autoroute ; réduire les temps de transport en commun; programmer des investissements sur les dessertes domicile-travail.

Train : moderniser fortement le réseau ferré sur les territoires de proximité, plus de fréquence, plus de places dans les TER y compris pour les vélos, davantage de gares desservies, des parkings de gare prévus pour tous, pas de supplément si le vélo est embarqué (TGV, Intercités).

Vélo : disposer d’un réseau maillé qualitatif de pistes cyclables en agglomération et au-delà, généraliser les zones de circulation apaisée, aménager des passerelles, des espaces sécurisés pour garer le vélo, inciter les entreprises à promouvoir le vélo (garages à vélo, vestiaires, douche, indemnité km vélo…); pouvoir embarquer son vélo dans les transports en commun.

Autopartage et co-voiturage : proposer davantage de places de parking dédiées ; au niveau des collectivités locales, accroître le co-voiturage avec des applications collaboratives efficaces et l’inciter par des avantages spécifiques pour les automobilistes qui transportent effectivement des passagers (par exemple, gratuité du parking, prise en charge partielle des coûts de contrôle anti-pollution…).

Intermodalité : favoriser les combinaisons, plus salutaires que le 100% auto : auto+train, auto+vélo, auto+bus ou encore mieux le train+vélo, bus+vélo.

Marche : la moité des déplacements de moins d’1 km se fait en voiture,  encourager les déplacements à pied qui sont une alternative ; garantir des trottoirs suffisamment larges dans toute la ville.

Nous sommes nombreux à vouloir dépenser moins d’argent, ne pas être bloqués dans les bouchons, laisser une planète vivable à nos enfants. Nous demandons que les collectivités offrent enfin ces alternatives au 100% voiture solo. Elles peuvent s’appuyer sur les diverses associations pour enclencher la transition écologique des transports « dans la métropole toulousaine,  j’aurai enfin trouvé mieux que prendre ma voiture personnelle pour moi seul-e».

 

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Non, le prix des carburants automobiles n’a pas explosé

Communiqué de la FNAUT, Fédération des associations d’usagers de transports, à laquelle l’AUTATE est adhérente.

A la demande de la FNAUT, l’économiste Jean-Marie Beauvais a étudié les variations du prix des carburants automobiles sur plusieurs périodes : 2017-2018, 2012-2018 et 1970-2018. Cette analyse permet de rétablir quelques vérités souvent occultées : non, le prix des carburants automobiles n’a pas explosé, son prix réel n’est pas plus élevé aujourd’hui qu’en 2012 et il a fortement diminué depuis 1970.

Le prix des carburants est-il élevé en France ?

La FNAUT rappelle tout d’abord que le prix actuel des carburants en France – environ 1,51 € (gazole) et 1,54 € (SP 95) – n’a rien d’excessif malgré la hausse récente : il se situe dans la moyenne européenne.

Il est moins élevé en Espagne (1,28 € et 1,33 €) et en Allemagne (1,38 € et 1,48 €). Il est plus élevé au Royaume-Uni (1,56 € et 1,49 €), en Italie (1,57 € et 1,66 €) ou encore en Norvège (1,70 € et 1,76 €).

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Pas de ticket spécial pendant les pics de pollution à Toulouse

Le ticket journée à Toulouse est de 6,10€ contre 3€ pour les lyonnais : pourquoi ?

Lyon est-elle plus touchée par la pollution que Toulouse ?
Les pouvoirs publics lyonnais sont-ils plus sensibilisés aux pics de pollution que les toulousains ?
La ville de Lyon est-elle plus riche que celle de Toulouse ?
Le Syndicat des transports moins endetté ?

https://www.radioscoop.com/infos/lyon-un-ticket-special-pollution-pour-les-tcl_159661

A Paris, le billet journée est à 3,80€  les jours de pollution. Cf article Dépêche :
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Un calculateur coût, pollution des transports selon le mode

Après avoir cherché les informations les plus pertinentes, voilà l’outil de comparaison coût, temps de trajet et pollution le plus performant que l’AUTATE  ait trouvé nous vient de Paris :

https://www.paris.fr/actualites/comparaison-des-couts-temps-de-trajet-et-pollution-emise-selon-le-mode-de-transport-utilise-4449

Pour faire les calculs vous-même :

  1. Ce site a classé les transports avec le comparateur (bas de page)

http://quizz.ademe.fr/eco-deplacements/comparateur/

https://www.consoglobe.com/les-14-modes-de-transport-les-moins-polluants-cg

2. Application pour téléphone qui permet de quantifier la pollution des trajets quotidien (voiture, tram, métro, train, bus)

http://www.gecoair.fr/home

3. Un site pour l’empreinte carbone longue distance

http://consommerresponsable.com/empreinte-carbone-mode-de-transport-plus-polluant /
http://www.greenmodal.eu/fr/content/calculer-votre-empreinte-carbone

 

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Pollution par moyen de transport

D’après le site de l’ Ademe  :

La production de CO2 par personne pour faire 10 km :
En voiture à essence (conducteur seul) : de 1.800 kg à 2.500 kg en fonction de la cylindrée, disons 2 kg en moyenne, à diviser par le nombre de personnes transportées en cas de covoiturage
En bus : 1.300 kg, soit un rapport de 2/3 par rapport à la voiture
En autocar : 0.600 kg, soit un rapport de 1/3 par rapport à la voiture
En TER (diesel, électriques ou hybrides) : 0.300 kg, soit un rapport de 1/6 par rapport à la voiture
En Transilien (train de banlieue parisienne) : 0.060 kg, soit un rapport de 1/30 par rapport à la voiture
En RER, Métro ou Tram : 0.030 kg, soit un rapport de 1/60 par rapport à la voiture

On peut donc affirmer qu’on produit 60 fois moins de CO2 en empruntant les TC en site propre (Métro ou Tram à égalité) qu’en prenant sa voiture.
Mais seulement 1/3 de moins de CO2 si on prend le bus !

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