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[La Dépêche] Polémique autour du coût du «RER à la toulousaine»

Patrick Vandevoorde a écarté, récemment devant la presse, l’alternative d’un RER à la toulousaine au projet de troisième ligne de métro. Au motif que l’étoile ferroviaire (l’utilisation des voies SNCF existantes autour de Toulouse mais cadencées au quart d’heure) coûterait beaucoup plus cher que le projet Toulouse Aerospace Express (La Dépêche du 17 octobre).

Le président du conseil scientifique chargé d’étudier les éventuelles alternatives au projet de métro reliant Colomiers, Toulouse-Matabiau et Labège a lancé le chiffre de 3,5 milliards d’euros pour l’étoile ferroviaire, soir bien plus que les 2,3 milliards estimés pour la troisième ligne de métro.

Mais diverses personnalités membres du groupe miroir institué par le SMTC Tisséo pour suivre le projet de déplacements urbains, groupe qui a été informé directement par le président du Conseil scientifique de ses travaux , contestent ce chiffre, car il engloberait des investissements déjà prévus ailleurs et qui ne seraient donc pas financés dans le cadre du plan Mobilités.

«Dans cette estimation (à 3,5 milliards) apparaît une ligne concernant l’aménagement ferroviaire au nord de Toulouse (AFNT) d’un montant de 625 millions. Or l’AFNT fait partie du projet GPSO , qui est une participation Etat/Région; donc qui ne sera pas «à payer» par Tisséo. Si l’on retire toutes ces lignes d’estimations déjà programmées, nous arriverions à un coût de 1.9 milliards», indique-t-on.

La région Occitanie, représentée aussi au groupe miroir a confirmé cette information, sans toutefois donner de précision sur le véritable coût de l’option «RER à la toulousaine».

Un autre élément n’aurait pas été pris en compte par le Conseil scientifique, ajoutent les défenseurs de l’étoile ferroviaire, le fait d’aller chercher les habitants plus loin que ne le font le métro, les tramways, les bus. Pour autant, ce projet ne paraît guère réalisable en l’état actuel de la SNCF et des projets de la Région, qui privilégient les TER entre les villes principales de la région et Toulouse mais pas les liaisons de la proche périphérie. Pour Patrick Vandevoorde, il demanderait en outre «au moins vingt ans pour être réalisé, pour une fréquentation espérée quatre fois moindre que la troisième ligne : 50 000 passagers/jour contre 200 000 pour le métro», selon lui.

Mais si ces chiffres sont à l’aune de ceux donnés concernant le coût de l’étoile ferroviaire…

lire sur le site cet article de Philippe Emery paru dans la Dépêche du midi le 24 octobre 2017

 

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Le RER toulousain est nécessaire et faisable.

Le RER toulousain est nécessaire et faisable.

L’association des Usagers des Transports de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs (AUTATE) a critiqué la partialité du conseil scientifique qui devait étudier l’alternative « bus tramway métro train vélo » proposée par l’AUTATE, suite au grand débat public sur l’opportunité de réaliser la troisième ligne de métro.

M. Jean-Claude RUYSSCHAERT le garant de la concertation post-débat public a mis en place et animé un groupe de travail dit miroir composé de personnalités indépendantes pour juger de l’impartialité de l’étude des alternatives.

Ce matin 16 octobre, le SMTC a présenté une étude de faisabilité concernant la partie RER Toulousain des « solutions alternatives » de l’AUTATE, soit les 3 lignes Muret/ Castelnau d’Estrétefonds, Rouffiac/Escalquens et Arènes/Lèguevin.

Cette étude montre selon les termes du SMTC que le RER toulousain est un jalon impératif pour l’avenir des déplacement dans l’agglomération toulousaine; que pour un investissement de 1,9 milliards d’euros en considérant les 1,5 milliards d’euros déjà engagés par la région et l’État dans le doublement de la ligne nord, il serait possible de réaliser d’ici 2034 un RER complet et à très forte capacité; le train d’agglomération est nécessaire et faisable.

L’AUTATE demande de poursuivre la démarche :

1/proposer un phasage chiffré de la mise en place progressive du RER toulousain (et non pas dans 20 ans) afin de commencer à résorber au plus vite les embouteillages à l’extérieur de la rocade. L’AUTATE estime que, seule la prise en compte des premiers phasages du RER dans le Projet mobilités du SMTC, permettra de répondre aux besoins de déplacements à l’extérieur de la rocade. Conformément aux nouveaux dispositifs de participation du public, le SMTC devra amender son Projet mobilités en ce sens.

2/faire une étude complète : L’AUTATE rappelle que son projet alternatif inclut aussi un réseau [bus tramway tram-train vélo] de proximité qui permettrait de desservir tout le territoire. Nous restons dans l’attente de l’étude correspondante.

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L’avis de l’AUTATE sur le Projet Mobilités 2025-30 dans le cadre de l’enquête publique

Enquête Publique : contribution Autate (cliquer)

Avis défavorable.

L’ AUTATE constate que mis à part les usager-e-s de la future la ligne de métro TAE, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne devrait pas engager une mutation profonde des pratiques de mobilité sur le territoire du PDU, en particulier sur les périphéries et ne permettra pas d’augmenter fortement l’usage des transports publics.

Le Projet Mobilités 2025- 2030 du SMTC n’anticipe pas la croissance démographique en ne permettant pas une baisse sensible du nombre journalier de déplacements en voiture.

Les déplacements automobiles quotidiens se situent plutôt au Nord (Aucamville vers Blagnac), à l’Ouest (Blagnac-Colomiers-Tournefeuille) et au Sud (Cugnaux, Frouzins, Portet) que sur le trajet de la future la ligne de métro TAE.

La partie du projet dit de « ceinture Sud » n’est pas traitée sérieusement  à l’aide d’éléments tangibles.

En deuxième couronne, est mentionné un système de bus Optimo dont les principes de fonctionnement ne sont pas décrits. L’AUTATE en conclue que la Ligne TAE est un Grand Projet inutile de plus…D’autant plus que pour une enveloppe financière équivalente, il est possible de réaliser un réseau efficace de tramways et de bus prioritaires, ainsi qu’un réseau cadencé de trains de banlieue qui permettent une réduction ambitieuse des embouteillages et de la pollution.

 

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Participez à l’enquête publique

Pour participer à l’enquête publique, prenez les arguments que vous jugez utiles et envoyez les avant le 10 Octobre :

soit par internet : https://www.registre-numerique.fr/projet-mobilites/deposer-son-observation

soit par courrier à
Mme la présidente de la commission d’enquête publique du PDU SMTC
esplanade Compans-Caffarelli
BP 11 120
31 011 Toulouse cedex 6

ÉLÉMENTS DE RÉPONSE POUR L’ENQUÊTE PUBLIQUE sur le PDU du SMTC TISSEO

Prenez les arguments que vous jugez utiles

soit dans la lettre du 28/09 qui suit  (cliquer ICI pour la version PDF),

soit dans le diaporama présenté le 15/09 Salle du Sénéchal (cliquer LA).

Avis défavorable au Projet Mobilités 2030 du SMTC et demande de création d’un réseau RER ou TRAM-TRAIN toulousain (lignes ferroviaires existantes et création d’une ligne de tramway à grande vitesse au Nord et à l’Ouest).

Je constate qu’avec 3,8 milliards d’euros dont 2,2 pour la future la ligne de métro TAE, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC engage l’avenir de notre agglomération pour les 30 prochaines années.

Je constate qu’en matière de qualité de l’air, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne respecterait pas la loi sur l’air – à savoir que tous les moyens devraient être mis en œuvre pour revenir à la qualité de l’air de 1996 – du fait qu’il n’anticipe pas la croissance démographique en ne permettant pas une baisse sensible du nombre journalier de déplacements en voiture.

Je pense que le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne permettrait pas d’augmenter fortement l’usage des transports publics, du vélo et de la marche à pied et par conséquent de faire baisser sensiblement la part modale de la voiture individuelle.

Je constate que mis à part les usager-e-s de la future la ligne de métro TAE, le Projet Mobilités 2025-2030 du SMTC ne devrait pas engager une mutation profonde des pratiques de mobilité sur le territoire du PDU, en particulier sur les périphéries.

Je constate que la 3ème ligne redouble la ligne de chemin de fer de Labège à la gare Matabiau, s’oriente ensuite vers le Nord où l’habitat est dispersé et les enjeux fonciers non stabilisés, puis dessert Colomiers après avoir franchi la Garonne à hauteur des Sept-deniers, toujours en passant par des zones moins habitées que d’autres dans Toulouse et sans desservir les communes environnantes.

Je constate dans l’enquête ménages-déplacements et dans les cartes diffusées par différents sites sur les déplacements automobiles quotidiens que les besoins se situent au Nord (Aucamville vers Blagnac), à l’Ouest (Blagnac-Colomiers-Tournefeuille) et au Sud (Cugnaux, Frouzins, Portet).

Je lis, dans le Projet Mobilités 2020-2025-2030, l’existence d’un projet de « ceinture Sud » matérialisée par deux flèches pointillées, dont aucun des éléments tangibles n’est présenté ni détaillé, alors qu’elle est présentée comme élément structurant du réseau dans le PDU.

Je ne trouve aucun projet sérieux, autour de la zone aéronautique Nord-Ouest (Colomiers, Saint-Martin, Tournefeuille, Léguevin, Cornebarrieu) alors que la majorité des embouteillages automobiles y sont concentrés.

En deuxième couronne, est mentionné un système de bus optimo dont les principes de fonctionnement ne sont pas décrits.

Je crains un déficit de parkings-relais le long de la troisième ligne, laissant augurer un report des encombrements et goulets d’étranglement au niveau des stations de cette ligne, et notamment autour de celles situées au nord, par exemple celle de la vache.

Je propose donc pour une enveloppe financière équivalente, un réseau efficace de tramways et de bus prioritaires dans l’espace public accompagné d’un réseau cadencé de trains de banlieue. C’est sur ces principes qu’il est possible d’atteindre un objectif conforme à la loi sur l’air par une réduction ambitieuse des parts modales de la voiture pour 2025 et 2030.

Je demande au commissaire enquêteur de noter que le projet du SMTC ne respecte pas l’intérêt public.

Je remercie la commission d’enquête pour son travail.

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Ceinture sud : l’AUTATE demande à avoir accès au projet précis

A la réunion publique de rentrée organisée par le maire de Tournefeuille le mardi 26 septembre, une diapositive contenant une carte et des éléments sur la « ceinture sud » ont été présentés au public.

L’AUTATE ne sait pas si cette carte correspond au vœux du maire de Tournefeuille ou s’il s’agit d’un nouveau projet concret du SMTC Tisséo. Si c’est le cas, nous nous étonnons qu’il ne soit pas intégré au Projet Mobilités 2020-25-30 en place de l’actuel (voir plus loin).

Le projet présenté oralement, en l’état, ne nous paraît pas répondre aux besoins des habitants de l’ouest de l’agglomération toulousaine :

-il s’agit d’un parcours à 85% dans Toulouse

-il passe au travers des zones les moins peuplées de l’Ouest. Il frôle l’est de la commune de Tournefeuille et n’aidera pas à diminuer le flot traversant de voitures, quelle que soit la bonne volonté des habitants à utiliser cette nouvelle ligne.

D’autant qu’aucun parking n’est prévu sur Tournefeuille; seuls sont prévus des parkings à Monestié (terminus du Lineo 3) avec + 50 places et Basso Cambo +450. Pour ce dernier, le risque est d’aspirer des voitures qui traverseront la périphérie ouest pour l’atteindre : On referait une station « Arènes » bis ! La logique serait de répartir les 450 places supplémentaires sur les terminus des Linéos 1, L3, L5.

-les horaires dits « classiques » 6h-21h du lundi au vendredi ne répondent pas aux besoins des usagers en soirée et le week-end.

Revenons maintenant au projet (différent) présenté dans le PDU (Planche 104) :

« Le maillon Ouest (de la ceinture Sud) reliera le site de l’Oncopole à la commune de Colomiers en empruntant l’Avenue Eisenhower, la rocade Arc-en-Ciel. Il offrira des correspondances avec les Linéo 2, 3, 4 et 5, le réseau ferroviaire (axe Toulouse/Muret) et la 3ème ligne de métro en 2025. »

Le calendrier présenté :

– Concertation publique en 2015

– Sélection des entreprises en 2016

– Enquête publique en 2017

……………

 

 

 

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Le VRAI-FAUX de l’interview du Pdt SMTCTisséo

Le point de vue de l’Antenne Ouest de l’AUTATE sur l’entretien de la Dépêche du midi avec M. Jean-Michel Lattes, Président du SMTC Tisséo, paru le 18/09/2017

DM : Où en sont les alternatives à la 3e ligne, tracé plus central ou étoile ferroviaire? -JML : Le débat sur le tracé ( au nord ou plus au centre) n’apparaît pas dans les débats publics auxquels j’ai participé. Le Conseil scientifique n’a pas encore rendu ses conclusions sur cette question. Sur l’alternative ferroviaire , le Conseil a confirmé l’orientation donnée par SNCF : une telle alternative, pour être efficace, coûterait bien plus cher (que la 3e ligne) et prendrait un temps considérable. Le réseau fer toulousain est limité et vieux.

FAUX : le vrai projet n’a pas été chiffré. Sur la base des travaux en cours dans les agglomérations européennes, l’AUTATE proposait une modernisation des postes de commandement qui permettrait de supporter 4 trains métropolitains par heure sur chacune des branches de l’étoile ferroviaire.

DM : Vous n’y croyez pas? JML : Le train est complémentaire. Un bus Linéo 2 vers Colomiers transporte 10 000 voyageurs/jour contre 7000 pour la ligne C de train (Colomiers-Arènes). Nous avons créé cinq points d’intermodalité avec le fer sur la 3e ligne. Avec les Linéo, cela nous appartient en propre, avec le train on dépend d’orientations nationales.

FAUX On ne peut comparer Linéo 2 et Ligne C en termes de fréquences et d’amplitudes horaires, qui sont bien supérieures sur Lineo que sur ligne C (c’était l’objet de notre pétition sur la ligne C …). Les 7000 passagers/jour de la ligne C pourrait être largement augmentés. N’oublions pas de plus que les rames sont hyper chargées actuellement – certains ne peuvent pas entrer dans le train ….

DM : Ne craignez-vous pas que les Linéo soient englués dans le trafic global et perdent de leur efficacité? -JML : On nous disait cela pour la ligne 1 place Dupuy, or la fréquentation est passée de 16000 voyageurs/jour avec l’ancienne ligne à 20 000 aujourd’hui. La priorité des bus aux feux, avec des couloirs réservés à proximité, permet de rendre les Linéo performants.

FAUX : pas de voie propre aux endroits embouteillés, et les priorités aux feux (et rond-point) sont très rares. Il est très facile de constater que les Lineo sont dans les bouchons comme les bus qu’ils remplacent à grand frais pour un seul vrai gain – l’amplitude – qui aurait pu être fait sans travaux

DM : Vous tablez sur l’usage de plusieurs modes de transport ? -JML : La 3e ligne ne va pas régler tous les problèmes à elle toute seule. L’avenir des mobilités passe par de multiples solutions, comme le covoiturage et le site qu’a développé Tisséo, avec 40 nouveaux spots de covoiturage (lieux où les gens peuvent garer leurs voitures pour faire du covoiturage) créés par an, ou les plans de déplacement entreprise (PDE).

VRAI-FAUX : « La 3e ligne ne va pas régler tous les problèmes à elle toute seule. » On est bien d’accord, mais ce ne sont ni le covoiturage ni les PDE d’entreprise qui vont les régler non plus !

DM : Pour l’usage de la voiture, le but est toujours d’en réduire la part, excessive dans les déplacements de notre agglo ? -JML : Oui, mais le plan Mobilités prévoit un volet routier. On travaille à Toulouse Métropole, sur l’axe Saint-Jory/Parc des Expos/ Blagnac avec prolongement via la Voie du canal Saint-Martory ou le boulevard Eisenhower. Un contournement Ouest qui fait partie des orientations du plan Mobilités, mais pas de la compétence Tisséo.

BIZARRE : un volet voiture ? L’objectif principal d’un PDU n’est-il pas de réduire l’utilisation de la voiture ?

DM : D’où l’intérêt d’une autorité intégrant les autres acteurs? JML : Elle existe depuis juillet 2016, c’est le conseil des exécutifs qui réunit tous les trimestres Région, Département, Etat, intercommunautés et SNCF, qui a contribué à définir le financement de la 3e ligne.

Si cette autorité existe, elle est bien inefficace …

Conclusion : voilà à quoi les autorités engagent les usagers et usagères pour 20 ans, voire plus ! C’est désespérant !

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Débat sur les transports en commun à l’occasion enquête publique

Enquête Publique du lundi 4 septembre 2017 au mardi 10 octobre 2017 :

Le Projet Mobilités 2030 de SMTC-TISSEO

Débattre pour mieux donner son avis

      • sur l’organisation des Transports en Commun dans l’agglomération vendredi 15 septembre à partir de 20h, salle du Sénéchal à Toulouse

      • sur le développement des modes actifs : vélo, marche à pied… lundi 18 septembre à partir de 20h, salle du Sénéchal à Toulouse
Une enquête publique est lancée du 4 septembre au 10 octobre 2017 par le SMTC-TISSEO sur une nouvelle version du Plan de Déplacement Urbain (PDU) de l'agglomération, dit Projet Mobilités 2020-2025-2030. 

Ce projet réoriente la version précédente du PDU en y inscrivant la troisième ligne de métro au détriment des projets de réseau de bus et tramway en site propre. En perspective d'ici 2030, ce nouveau Plan de Déplacement de l'agglomération toulousaine ne propose pas d'amélioration de l'usage des modes actifs (vélo, marche).

Les associations d’usagers veulent profiter de la Semaine européenne de la mobilité 2017 (du 16 au 22 septembre) pour amplifier les débats de l’enquête publique sur le plan Mobilité 2020-2030, et demander une amélioration rapide des déplacements dans l’agglomération en favorisant l’usage de la marche à pied, du vélo et des transports en commun.

Rappel du contexte

Suite à la saisie par les associations de la Commission Nationale du Débat Public, un grand débat public a été organisé de juin à décembre 2016 sur l’opportunité du projet de troisième ligne de métro sur un arc Nord et Est en périphérie de la ville de Toulouse et pour 2,2 milliards €.

Les associations d’usagers ont fait valoir l’urgence d’étendre le réseau de transport en commun sur toute l’agglomération en alliant train, métro, tramway, bus en sites propres et vélo pour fluidifier les transports, en particulier pour desservir les zones d’emploi et de résidence au-delà de la rocade. Elles ont montré que le développement d’infrastructures de transports en commun de surface facilite la réalisation d’aménagements en faveur de l’usage du vélo et des piétons sur tout le territoire, tels les ateliers vélo ou le réseau express vélo d’agglomération.

Rappelons qu’un PDU a pour objectif règlementaire la réduction du trafic automobile. Or, le plan mis en enquête public induit au contraire une augmentation du nombre de voitures.

Les points forts de l’enquête publique

Le financement

Le bilan présenté en fin du débat public sur la troisième ligne de métro a montré la difficulté des participants à réaliser l’enjeu financier de plus de 2 milliards d’euros du métro. Or du point de vue mobilité, la question majeure est celle des investissements nécessaires pour mettre en place un réseau de bus, train, vélo et tramway pour desservir toute l’agglomération. Ils seraient fortement réduits en cas de financement de la troisième ligne de métro.

La baisse de la pollution et le partage de l’espace public

L’enjeu du développement du réseau de bus, tramway, vélo, espaces piétons est celui du partage de l’espace public afin de valoriser la vie urbaine, et de réduction des émissions des gaz à effet de serre. Il s’agit de modifier les mentalités pour favoriser la coopération, le civisme, et ancrer la conviction que la pollution est l’affaire de tous. Or l’agglomération toulousaine est la grande ville de France qui a la plus grande part de déplacement automobile de par l’insuffisante capacité de son réseau de transport en commun. La troisième ligne de métro est loin d’être suffisante pour inverser cette tendance.

Concernant les modes actifs, le plan ne propose rien de concret. Il revoit même à la baisse les objectifs de la part des déplacements à vélo (3 à 5 % en 2030 contre 8 % dans le PDU actuel à horizon 2020) !

Le réseau ferroviaire d’agglomération

Le trafic automobile de banlieue constitue plus de la moitié des déplacements avec des embouteillages récurrents des voies rapides. Pour y remédier, il faut développer l’étoile ferroviaire de Toulouse en un système de trains à l’échelle métropolitaine de type RER Toulousain avec des fréquences de 30 minutes ou au ¼ d’heure en heures de pointe. Le réseau ferroviaire doit être étroitement connecté aux transports en commun et aux aménagements vélos. Or l’endettement qu’imposerait la troisième ligne de métro repousserait une telle perspective bien après 2030.

A l’invitation des associations :

2P2R (2 Pieds 2 Roues),

ATMP (Amis de la Terre de Midi-Pyrénées),

AUTATE ( Association des Usagers des Transports publics de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs),

Vélorution (association d’usagers cyclistes et atelier-vélo )

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Courrier de la maire de Colomiers vers C.Delga et JM.Lattes

Voici deux courriers envoyés par Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers,

l’un vers Carole Delga, Présidente de la région Occitanie (cliquer)

l’autre vers Jean-Michel Lattes, Président du SMTC Tisséo (cliquer)

La maire de Colomiers demande des améliorations concernant la desserte en Transports en Commun du quartier des Ramassiers à Colomiers. Ces demandes ont été relayées par le Comité de quartier Sud-Est (Ramassiers) :

Ligne C : augmentation fréquence et amplitude horaire

– Tarification unique ligne C jusqu’à halte du lycée Victor Hugo

– Linéo 2 : modifier tracé pour rajouter un arrêt aux Ramassiers, car les lignes bus 63 et 32 n’assurent pas une fréquence et une amplitude horaire suffisantes.

L’AUTATE va relayer cette demande via nos contacts avec ce comité de quartier

Nous vous renvoyons à la Pétition initié par le collectif « Désert de l’ouest » concernant la ligne C et à nos publications sur les besoins à l’OUEST.

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