Débat sur les transports en commun à l’occasion enquête publique

Enquête Publique du lundi 4 septembre 2017 au mardi 10 octobre 2017 :

Le Projet Mobilités 2030 de SMTC-TISSEO

Débattre pour mieux donner son avis

      • sur l’organisation des Transports en Commun dans l’agglomération vendredi 15 septembre à partir de 20h, salle du Sénéchal à Toulouse

      • sur le développement des modes actifs : vélo, marche à pied… lundi 18 septembre à partir de 20h, salle du Sénéchal à Toulouse
Une enquête publique est lancée du 4 septembre au 10 octobre 2017 par le SMTC-TISSEO sur une nouvelle version du Plan de Déplacement Urbain (PDU) de l'agglomération, dit Projet Mobilités 2020-2025-2030. 

Ce projet réoriente la version précédente du PDU en y inscrivant la troisième ligne de métro au détriment des projets de réseau de bus et tramway en site propre. En perspective d'ici 2030, ce nouveau Plan de Déplacement de l'agglomération toulousaine ne propose pas d'amélioration de l'usage des modes actifs (vélo, marche).

Les associations d’usagers veulent profiter de la Semaine européenne de la mobilité 2017 (du 16 au 22 septembre) pour amplifier les débats de l’enquête publique sur le plan Mobilité 2020-2030, et demander une amélioration rapide des déplacements dans l’agglomération en favorisant l’usage de la marche à pied, du vélo et des transports en commun.

Rappel du contexte

Suite à la saisie par les associations de la Commission Nationale du Débat Public, un grand débat public a été organisé de juin à décembre 2016 sur l’opportunité du projet de troisième ligne de métro sur un arc Nord et Est en périphérie de la ville de Toulouse et pour 2,2 milliards €.

Les associations d’usagers ont fait valoir l’urgence d’étendre le réseau de transport en commun sur toute l’agglomération en alliant train, métro, tramway, bus en sites propres et vélo pour fluidifier les transports, en particulier pour desservir les zones d’emploi et de résidence au-delà de la rocade. Elles ont montré que le développement d’infrastructures de transports en commun de surface facilite la réalisation d’aménagements en faveur de l’usage du vélo et des piétons sur tout le territoire, tels les ateliers vélo ou le réseau express vélo d’agglomération.

Rappelons qu’un PDU a pour objectif règlementaire la réduction du trafic automobile. Or, le plan mis en enquête public induit au contraire une augmentation du nombre de voitures.

Les points forts de l’enquête publique

Le financement

Le bilan présenté en fin du débat public sur la troisième ligne de métro a montré la difficulté des participants à réaliser l’enjeu financier de plus de 2 milliards d’euros du métro. Or du point de vue mobilité, la question majeure est celle des investissements nécessaires pour mettre en place un réseau de bus, train, vélo et tramway pour desservir toute l’agglomération. Ils seraient fortement réduits en cas de financement de la troisième ligne de métro.

La baisse de la pollution et le partage de l’espace public

L’enjeu du développement du réseau de bus, tramway, vélo, espaces piétons est celui du partage de l’espace public afin de valoriser la vie urbaine, et de réduction des émissions des gaz à effet de serre. Il s’agit de modifier les mentalités pour favoriser la coopération, le civisme, et ancrer la conviction que la pollution est l’affaire de tous. Or l’agglomération toulousaine est la grande ville de France qui a la plus grande part de déplacement automobile de par l’insuffisante capacité de son réseau de transport en commun. La troisième ligne de métro est loin d’être suffisante pour inverser cette tendance.

Concernant les modes actifs, le plan ne propose rien de concret. Il revoit même à la baisse les objectifs de la part des déplacements à vélo (3 à 5 % en 2030 contre 8 % dans le PDU actuel à horizon 2020) !

Le réseau ferroviaire d’agglomération

Le trafic automobile de banlieue constitue plus de la moitié des déplacements avec des embouteillages récurrents des voies rapides. Pour y remédier, il faut développer l’étoile ferroviaire de Toulouse en un système de trains à l’échelle métropolitaine de type RER Toulousain avec des fréquences de 30 minutes ou au ¼ d’heure en heures de pointe. Le réseau ferroviaire doit être étroitement connecté aux transports en commun et aux aménagements vélos. Or l’endettement qu’imposerait la troisième ligne de métro repousserait une telle perspective bien après 2030.

A l’invitation des associations :

2P2R (2 Pieds 2 Roues),

ATMP (Amis de la Terre de Midi-Pyrénées),

AUTATE ( Association des Usagers des Transports publics de l’Agglomération Toulousaine et de ses Environs),

Vélorution (association d’usagers cyclistes et atelier-vélo )

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