Diminution de l’offre de transports en commun

Témoignage d’un usager:

Bonjour,
suite au projet de réorganisation du réseau de bus à partir du 29 août il me semblerait utile de publier le témoignage suivant :

Les passages des lignes de bus 31 et surtout 14 par la station Fer à Cheval vont être supprimés sous peu (29 août 2022).
Pour les personnes âgées et/ou à mobilité réduite, le recours au vélo est généralement exclu, et la station de Métro Saint-Cyprien, qui mène au centre ville n’est pas complètement tout près. Quant au tram, il ne va pas bien loin vers le centre ville…
La piétonisation de la Rue de Metz peut se comprendre à notre époque. En revanche la diminution de l’offre de transports en commun paraît bien à contre-courant !
Quand il est nécessaire de modifier le réseau il paraîtrait logique aujourd’hui que cela se fasse en augmentant cette offre ou en la maintenant, éventuellement d’ailleurs par d’autres moyens (par exemple navettes fréquentes et à large horaire etc.) : ici ce n’est pas le cas.
Faudra t-il sortir la voiture plus souvent du garage pour compenser, y compris pour atteindre le centre ville ???
Rajoutons deux remarques :
– D’une part le plan de transport envisagé, avec en plus les modifications du L7, du L9 et du terminal « Cours Dillon » opère une étonnante coupure est/Ouest dans Toulouse ! Un vrai périphérique aurait peut-être compensé ce défaut, mais il ne semble pas être prévu.
– D’autre part, des pays, tels que par exemple l’Allemagne, qui nous ont de beaucoup précédé dans la création de zones piétonnières, n’ont jamais eu l’idée bizarre que cela devait se faire aux dépens des transports en commun : le plus souvent les zone piétonnières y sont sillonnées de bus qui circulent à faible vitesse.

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4 thoughts on “Diminution de l’offre de transports en commun”

  1. J’avais suggéré à l’AUTATE et à 2P2R de murmurer à l’oreille de nos « chers » élus locaux que 4 ans avant les municipales, c’est le moment de prendre des décisions courageuses : réaffecter tout ou partie des crédits prévus pour construire des voies rapides à l’augmentation de l’offre de transports en commun.
    Cette mesure qui risque d’être impopulaire au début, pourrait l’être moins au bout de 1 ou 2 ans, lorsque les citoyens réaliseront le bénéfice apporté par cette décision.
    Cordialement

  2. Nous avons été informé par affichette à l’arrêt Bellefontaine que les arrêts du bus 14 que sont Bellefontaine, Lac Reynerie, Cité le Parc, Kiev, et Babinet ne seraient plus desservis du 1er juin 22 au 5 août 22 pour cause de travaux dans le coeur de Bellefontaine. Bien sûr on a été gêné, mais on a compris.

    Au 6 août 22 une autre affichette indiquait que lesdites stations continuaient de ne plus être desservies, sans raison donnée.

    Puis courant août les horaires Tisséo en papier indiquaient que les mêmes stations n’existaient plus jusqu’au 2 juillet 23. Les horaires de bus ne pouvant couvrir au delà…

    A Reynerie comme à Bellefontaine il y a le métro.

    Au Milan il n’y a rien.

    Nous avons bien compris que la rénovation du coeur de quartier de Bellefontaine était une des raisons du détournement du bus 14 faisant passer celui-ci de Basso Cambo à Mirail Université.

    Nous avons bien compris que le Milan bien qu’accompagné de tout le discours sur la politique de la ville (qualité de vie, tranquillité, emploi, transport…) était allègrement oublié pour ne pas dire sacrifié, grâce à des méthodes honteuses : on vous « informe » que le détournement sera de courte durée, subrepticement on fait durer la situation pendant les vacances et à la rentrée la situation est entérinée.

    Bien sûr j’ai personnellement écrit à nos élus : Nina OCHOA, qui ne ma pas répondu. Gaetan Cognard, qui m’a fait répondre qu’il me répondrait …. Jean Michel Lattès a rajouté à ces silences. J’ai bien sûr écrit à Tisséo, faisant la suggestion de descendre par la rue du Doyen Lefevre, puis par le chemin Lizop.
    Seule l’association des habitants de Lafourguette s’est indignée de cette situation.
    Car à Milan il n’y a rien ou presque. Notre secteur est tourné vers Bellefontaine sur laquelle il trouve les services publics (poste, ANPE, centres culturels et médiathéque) et les commerces essentiels (marché, laboratoire d’analyse médicale).
    Alors depuis notre qualité de vie s’est dégradée. Nous marchons, nous marchons beaucoup. C’est bon pour la santé me direz-vous. Sauf que l’âge aidant, c’est difficile pour plus d’une personne.

    Je ne voudrai pas penser que l’on mette en concurrences les quartiers politiques de la ville. C’est pourtant concrètement ce qui se passe.
    Le quartier du Milan, attend une proposition de desserte de transport permettant de rejoindre le réseau.
    merci de m’avoir lue.

  3. Nous sommes plusieurs retraitées du quartier des Arènes à regretter la modification du tracé de la ligne 14, qui était bien pratique pour nous amener en centre ville. L’arrêt « 14 juillet » est en effet situé juste à la sortie de notre résidence de plusieurs bâtiments . Maintenant il faut prendre le métro à 10 mn à pied; quand on revient chargé, c’est beaucoup plus fatigant…
    J’ai signalé notre mécontentement à Tisseo, sans réponse…

  4. Dans « transports en commun » urbains, on comprend habituellement : métro, tramway, bus, navette électrique, Mobibus, pour n’évoquer que les plus communs.
    Compte-tenu notamment de l’étroitesse des rues de l’hypercentre (intérieur des boulevards), y compris les axes tracés à la fin du XIXème siècle (Alsace-lorraine, Languedoc, Metz, Ozenne), les choix – certes discutables – de la collectivité ont été les suivants :
    1. D’abord, privilégier le métro,
    2. Ensuite, maintenir le tramway en lisière du centre-ville,
    3. Puis développer un service de bus traversant la ville-centre sans traverser l’hypercentre, via les boulevards (Linéo),
    4. Parallèlement, dans l’hypercentre, créer dans l’hypercentre une navette électrique gratuite s’arrêtant à la demande,
    5. Enfin, mettre en place un service de transport Mobibus pour les personnes à mobilité réduite (PMR),
    6. Installer une signalétique spécifique pour les piétons.

    Le maintien d’une circulation de bus rue de Metz est incompatible avec la pacification de celle-ci, c’est à dire son « appropriation » par les piétons et les cyclistes.
    Les bus n’ont donc plus vocation à emprunter cette rue, même si, pour quelques années encore, des bus desserviront la place Esquirol via la rue du Languedoc.

    Pour les personnes désirant se rendre dans l’hypercentre, il y aura donc le choix entre :
    • le métro, qui dessert celui-ci,
    • le bus ou le tramway jusqu’aux boulevards, la marche ou la navette électrique ensuite.

    Bertrand

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