[Actu Côté Toulouse] [Décryptage] Troisième ligne de métro, prolongement de la ligne B vers Labège : trois scénarios possibles vendredi 18 décembre

Vendredi 18 décembre 2015, à Toulouse va être présenté le tracé de la 3e ligne de métro. Il va aussi être question du PLB vers Labège. Voici 3 scénarios possibles pour ces projets.

Ce vendredi 18 décembre, lors d’un comité syndical extraordinaire, Tisséo va officiellement présenter le tracé choisi pour le projet de 3e ligne de métro de Toulouse et son agglomération.

Les interrogations

Un tracé de la 3e ligne dont on connaît les grandes lignes mais pour lequel il reste quelques interrogations, la principale étant de savoir si le projet ira jusqu’à Labège ou s’il s’arrêtera aux portes de Toulouse comme cela avait été proposé dans le cadre des municipales de 2014. À l’époque, Jean-Luc Moudenc et son équipe de campagne  envisageaient un terminus à Montaudran.

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Ce vendredi 18 décembre, la présentation du tracé de la 3e ligne de métro va, par ricochet, remettre au centre du jeu le principal projet de transport porté  par le Plan de Déplacements Urbains (PDU) actuel dans notre agglomération : celui du prolongement de la ligne B vers Labège (PLB).

Faire les deux projets, en privilégier l’un sur l’autre dans le temps, abandonner le PLB, ne pas faire aller le métro jusqu’à Labège… Tout est ouvert mais l’heure du choix est arrivé après des mois d’atermoiements, de luttes d’influences, de non-dits et au final de crispations. Voici ce qu’il pourrait se passer ce vendredi 18 décembre et les trois scénarios à ne pas écarter au sortir du comité syndical extraordinaire prévu à Tisséo.

Scénario 1 : Tisséo choisit de réaliser les deux projets

C’est le scénario que défend le Sicoval, la communauté d’agglomération du sud-est toulousain, qui porte bec et ongles la réalisation du prolongement de la ligne B. Du côté de Labège, l’on soutient depuis des mois que PLB et 3e ligne de métro sont deux projets complémentaires qui ont chacun leur utilité à une échelle de temps différente. Pour le président du Sicoval, soutenu par le président du conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, faire le PLB, « un projet prêt et financé », est le meilleur moyen à court terme de résoudre les problèmes de circulation dans le sud-est de l’agglomération.

La 3e ligne pouvant à ses yeux compléter cette offre à l’horizon 2030. Sur la base de ce schéma, la 3e ligne pourrait s’arrêter à Montaudran ou à Airbus Defense tandis que le PLB serait réalisé dans son intégralité jusqu’au terminus prévu du côté de la Cadène. Mais quel est l’avis de Jean-Luc Moudenc sur cette hypothèse?

Soit on intègre Labège à la 3e ligne, soit on n’intègre pas Labège et on fait les deux projets à condition de pouvoir les financer, a-t-il indiqué lors du dernier comité syndical de Tisséo le 9 décembre dernier.

Une ouverture de façade qui ne trompe plus personne, le président de Toulouse Métropole ayant lui-même répondu à la question du financement le 26 novembre dernier lors d’une visite à Saint-Orens. « Je ne pense pas qu’on puisse se payer la troisième ligne et l’extension à Labège»…

Une extension via le PLB dont Jean-Luc Moudenc a par ailleurs jugé qu’elle était «un projet local et dépassé pour l’agglomération», des propos retranscris dans le rapport d’analyse de la commission d’enquête rendu début septembre 2015 . La question financière avait elle-même été tranchée de façon plus nuancée par le président de Tisséo, Jean-Michel Lattes, lors d’une houleuse réunion publique le 30 septembre dernier à Labège :

Tisséo a une capacité financière suffisante pour financer un éventuel coût supplémentaire du projet PLB mais l’impact sur ses capacités financières serait certain et cela obèrerait nos capacités sur un autre projet, (comprendre la troisième ligne de métro).

Des discours qui plombent un peu plus ce scénario dans lequel la 3e ligne et le PLB seraient vus comme des projets complémentaires réalisables de façon parallèle. La volonté affichée par les élus de la majorité toulousaine est claire : mettre tous les moyens financiers dans la 3e ligne, le seul projet à leurs yeux capable d’être à la hauteur des enjeux de l’agglomération toulousaine en matière de transports en commun.

Probabilité de voir ce scénario se réaliser vendredi : hautement improbable.

Scénario 2 : Tisséo propose une troisième ligne de métro jusqu’à Labège sans PLB

C’est bien le scénario écrit par Jean-Luc Moudenc et sa majorité depuis de longs mois, tout d’abord en filigrane puis de façon plus visible depuis la réunion houleuse du 30 septembre dernier.

> LIRE AUSSI : Décryptage. Pourquoi le prolongement de la ligne B du métro vers Labège ne se fera pas.

Ce soir-là, Jean-Michel Lattes annonce devant un auditoire excédé : « La troisième ligne, elle, a un sens et nous pensons qu’il est plus pertinent de relier Labège par son biais que par le prolongement de la ligne B ». Depuis cette réunion, Tisséo travaille à la fois sur la levée des dernières réserves concernant le PLB (en partenariat avec le Sicoval et le conseil départemental) et affine en parallèle le tracé de la 3e ligne. Un travail parallèle qui, dans la tête de la majorité Moudenc, devait permettre de dégager «un constat partagé» entre Toulouse Métropole et le Sicoval : celui de jouer prioritairement la carte de la 3e ligne « plus pertinente à l’échelle de l’agglomération ».

À quelques jours de ce vendredi 18 décembre, le constat de privilégier la 3e ligne de métro est loin d’être partagé par le Sicoval alors que la levée des réserves sur le PLB patine.

Pour le Sicoval et son président Jacques Oberti, « il n’y a plus qu’à prendre l’ultime décision politique afin de pouvoir appuyer sur le bouton de lancement du PLB».

Selon Jean-Luc Moudenc, « dire que tout va bien, que les réserves sont levées est une posture». Cette course de surplace sur le PLB – à l’image de ce que font les pistards sur les vélodromes- avantage clairement la majorité toulousaine. Ce vendredi 18 décembre, Tisséo pourrait placer un premier démarrage et lancer le sprint en proposant un tracé de 3e ligne qui irait de Colomiers jusqu’à Labège en reprenant une partie du tracé du PLB. Avec une livraison retardée en rapport avec la date de mise en service du PLB, soit 2024 selon Jean-Luc Moudenc contre 2022 pour le PLB. Une proposition difficilement acceptable pour le Sicoval en l’état à moins de ne pas avoir d’autres choix…

Possibilité de voir ce scénario se réaliser vendredi : Hautement probable.

Scénario 3 : Tisséo propose la 3e ligne jusqu’à Montaudran…sans le PLB

Une troisième ligne, sans PLB et donc sans desserte en métro pour Labège. C’est le scénario catastrophe pour les habitants du sud-est toulousain. Celui que personne n’envisage mais qui pourrait devenir une hypothèse alors que le Sicoval a entamé un bras de fer avec Toulouse Métropole et Tisséo depuis plusieurs semaines. Une hypothèse en forme d’escalade de ce rapport de force viril entre collectivités qui trouverait en ce 18 décembre 2015 son acmé…

Ceux qui ont bien écouté Jean-Luc Moudenc lors du dernier comité syndical  peuvent désormais envisager cette situation. Au détour de deux petites phrases, l’édile a en effet lâché l’essentiel de sa pensée.

La 3e ligne de métro, on va la faire et elle sera prête en 2024. Elle ira à Labège où elle n’ira pas, a indiqué le président de Toulouse Métropole.

Si l’on suit l’ensemble du raisonnement de l’édile… Étant donné que les deux projets (selon ses dires) ne sont pas finançables  (voir scénario 1), si la 3e ligne se fait et qu’elle ne va pas jusqu’à Labège, alors, le métro n’ira donc pas jusqu’à Labège. Syllogisme implacable…

D’après ce raisonnement, il faudrait donc bien que le Sicoval, pour voir le métro arriver à Labège, choisisse entre la 3e ligne de métro et… la 3e ligne de métro.

Lors du même comité syndical de Tisséo, une deuxième phrase du maire de Toulouse a apporté un peu plus d’épaisseur à cette hypothèse qui mettrait le Sicoval devant le fait accompli :

Quand on paye 98% d’un côté (en référence à l’apport de Toulouse Métropole dans le budget de Tisséo) et 1% de l’autre (en référence à l’apport du Sicoval dans le même budget de Tisséo) et qu’on veut faire la guerre, pas besoin d’être capé pour connaître le résultat de la guerre, a estimé le maire de Toulouse balayant d’un seul revers de main la pression instaurée par le Sicoval et le conseil départemental sur ce dossier.

> LIRE AUSSI : Métro à Labège : le Sicoval met la pression sur Tisséo en posant la première pierre du PLB.

Si les actes sont dans la lignée des paroles du maire de Toulouse lors de ce comité syndical tendu du 9 décembre, Tisséo pourrait alors proposer une 3e ligne de métro s’arrêtant au choix à Montaudran (c’est la proposition de la campagne des Municipales), soit à Airbus Defense, soit à Malepère, un quartier en voie de densification situé entre Montaudran et Saint-Orens (une possibilité présente dans deux des trois fuseaux étudiés en cette année 2015).

Probabilité de voir ce scénario se réaliser : Fort possible.

Ce qui pourrait se passer au final ce vendredi 18 décembre :

Le scénario 1 étant d’ores et déjà hautement improbable, la conjonction des deux autres scénarios laisse augurer une présentation du tracé de 3e ligne  intégrant une option avec un terminus à Labège et l’autre bien avant Labège. Le tout en évacuant le PLB ce qui signifierait son enterrement pur et simple. Ceci irait dans le sens des dernières déclarations que Jean-Luc Moudenc a tenue lors du comité syndical du 9 décembre, celles-ci faisant état de sa volonté de passer en force sur ces dossiers 3e ligne et PLB qui sont liés à ses yeux.

Un passage en force avant-même la fin du travail collectif sur la levée des réserves du PLB pour laquelle une date butoir a été fixée en mars 2016. Un travail sur lequel Jean-Luc Moudenc a fait un trait avant même sa finalisation, puisque évoqué à l’imparfait lors du dernier comité syndical. Dans un calendrier aussi serré, tout est parfois dans la concordance des temps utilisée.

lire l’article sur le site d’Actu Côté Toulouse

photo Tisséo

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[La Dépêche] 3e ligne de métro en 2024 : Moudenc tiendra-t-il sa promesse ?

Le maire doit présenter le tracé de la future ligne de métro Toulouse Aerospace Express vendredi 18 décembre et promet de l’inaugurer en 2024. Le délai est-il tenable ?

Promis, juré, craché, Jean-Luc Moudenc l’assure : la troisième ligne de métro, dont il va présenter le tracé ce vendredi, roulera en 2024. Date annoncée lors de la dernière campagne municipale, en mars 2014. Neuf ans pour construire une ligne de métro reliant Colomiers, l’aéroport, la gare Matabiau, Montaudran, voire Labège. Avec la desserte des grands pôles économiques Airbus Group, Aerospace Campus de Montaudran et Thalès, d’où son nom de Toulouse Aerospace Express (TAE).

«En juillet 1985, la première ligne n’était pas encore arrêtée, en juin 1993, elle était inaugurée. Au bout de huit ans donc», a argumenté le maire de Toulouse devant l’opposition municipale incrédule, vendredi (notre édition du 5 décembre), «en décembre 2015 nous avons arrêté le tracé de la 3e ligne, en 2024 nous serons dans les temps».

«2024 ? Techniquement, je n’y crois pas, je vois plutôt 2027 ou 2030, les procédures se sont alourdies, complexifiées», rétorque Joël Carreiras. L’ex président de la Smat (société pour la mobilité de l’agglomération toulousaine), chargée de réaliser les grands projets de transport, développe : «Au-delà de l’opportunité du projet, à le faire il ne faut pas le bâcler, faire n’importe quoi au niveau du tracé, du mode de gestion et du choix du matériel».

Nous avons étudié la genèse de la ligne B du métro de Rennes, seule ligne de métro dont les travaux sont en cours, qui utilisera le nouveau métro automatique Cityval de Siemens (la ligne A rennaise utilise un Val 208, comme les lignes de Toulouse).

11 ou 13 ans à Rennes, seulement 9 à Toulouse ?

La Semtcar, équivalent rennais de la Smat, qui s’est vue attribuer la maîtrise d’ouvrage déléguée de la ligne B rennaise en 2007 (la Smat n’a encore aucun mandat sur TAE), précise : le fuseau a été choisi en 2003, le tracé défini en 2007, après 4 ans d’études de faisabilité, acté définitivement en 2009. La ligne B doit ouvrir, après 6 ans de travaux (le gros œuvre a été lancé en 2014, le tunnelier début 2015) début 2020. Soit 11 ans après l’arrêt du tracé définitif, et 13 ans après la publication du premier tracé un tant soit peu précis.

On est déjà au-delà du délai de 9 ans fixé par le maire. Mais on peut considérer que les ingénieurs du projet toulousain, où l’on a déjà réalisé deux lignes de métro, sont plus expérimentés, voire plus malins (sic), et donc plus rapides que leurs collègues bretons, qui n’en avaient fait qu’une, de ligne, et plus petite.

La tâche des concepteurs de la 3e ligne toulousaine sera pourtant compliquée (lire ci-contre) car TAE n’est pas intégré au plan de déplacements urbains (PDU). Il faudra donc réviser ce PDU, obtenir la déclaration d’utilité publique, choisir le constructeur sur concours, les entreprises sur appels d’offres, sans parler d’élaborer le montage financier.

Pour voir rouler le métro de TAE en 2024, le magicien Moudenc devra sans doute se doter d’une baguette magique.


Un calendrier compliqué et serré

Lors de la présentation, le 7 juillet dernier, des 4 fuseaux étudiés pour la 3e ligne, Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes, patron de l’autorité organisatrice des transports (SMTC Tisséo), avaient annoncé le calendrier suivant : concertation publique et études préliminaires en 2016, études opérationnelles et enquête publique entre 2017 à 2019 et lancement des travaux en 2019. Or, la révision du plan de déplacements urbains (la 3e ligne doit être intégrée au PDU, condition indispensable à sa réalisation), procédure lourde en cours, nécessite la concertation du public et des collectivités locales, dont le Sicoval (qui apprécie très peu l’abandon programmé de la prolongation de la ligne B à Labège). Cette révision interviendra au mieux en 2018. L’enquête publique devra se dérouler avant les élections municipales de 2020. Une fois le projet déclaré d’utilité publique, il restera au mieux 5 ans, voire 4, de travaux si l’on veut voir rouler TAE en 2024. A Rennes, il faudra 8 ans entre la DUP (en août 2012) et la mise en service (2020). A Toulouse, on travaille tellement plus vite…

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[La Dépêche] Sévère tour de vis à Tisséo pour 2016 : les syndicats lancent une alarme sociale

Lignes de bus supprimées, modifiées ou sous-traitées au privé, réduction du parc de bus et de l’offre kilométrique, emplois de chauffeurs menacés, les syndicats FO, Sud, CGT et CFDT lancent une alarme sociale.

Moins de bus à l’heure de pointe sur une vingtaine de lignes, donc encore davantage d’attente pour les usagers, des lignes supprimées (25, entre Aéroport et Blagnac-E. Zola, et 68, en partie remplacée par un prolongement de la 27), modifiées ou sous-traitées au privé (17, 30, 49, 51, 55, 71, 82, 109 et 111), réforme de 76 bus diesel que l’achat de 25 nouveaux bus articulés hybrides pour les lignes Linéo ne va pas compenser (51 bus en moins sur un parc de 593 bus), c’est un véritable électrochoc social (avec une menace sur près de 80 postes) qui a traversé, hier, le comité d’entreprise de la régie Tisséo, soulevant l’inquiétude des représentants syndicaux.

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[La Dépêche] Le prolongement de la ligne B vers Labège fait dérailler Tisséo

Le débat sur le prolongement de la ligne B du métro vers Labège a divisé et enflammé, hier, le comité syndical du SMTC Tisséo, autorité chargée d’organiser les transports toulousains.

L’ annonce par Jean-Michel Lattes de la présentation du tracé de la future troisième ligne de métro lors d’un comité syndical extraordinaire, le 18 décembre prochain, a mis le feu aux poudres, hier, lors du comité syndical du SMTC. Le président de l’autorité chargée d’organiser les transports toulousains venait d’évoquer les 40 réserves techniques qui, selon lui, empêchent d’aller plus avant sur le dossier du prolongement de la ligne B (PLB) de métro jusqu’à Labège. Un projet dont le SMTC qu’il préside devrait pourtant, en théorie, être le porteur.

Henri Arevalo, adjoint au maire (EELV) de Ramonville et membre du Sicoval, une des quatre collectivités du SMTC, est alors monté au créneau : «La troisième ligne de métro correspond à vos engagements à Toulouse, pas aux nôtres, pas ceux des trois autres collectivités du SMTC», esquissant ainsi une fronde des banlieues contre la ville centre.

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[20 minutes] Le futur téléphérique urbain en cinq chiffres

TRANSPORTS Les appels d’offres pour l’Aérotram sont quasiment parés au décollage. Cinq choses à savoir sur ce nouveau mode de transport qui devrait permettre de traverser la Garonne 2020…

Le « Téléphérique urbain sud » vient de passer le cap de la concertation publique sans vraiment rencontrer d’hostilité, même si certains proposent un tunnel pour traverser les coteaux de Pech-David.

Tisséo peaufine désormais son « appel à conception » pour cette nouvelle ligne aérienne de 2,6 km entre l’Oncopole et le campus des sciences, via le CHU de Rangueil. Cette desserte qui permettra de franchir la Garonne devrait entrer en service en 2020. Et être prolongée, d’une part vers Montaudran, d’autre part vers Basso-Cambo.

10 minutes

Le temps de parcours en téléphérique entre l’Oncopole et l’Université Paul-Sabatier(UPS). A l’heure actuelle, relier ces deux points prend en moyenne 45 minutes en transport en commun et une vingtaine de minutes en voiture (en dehors des heures de pointe). La ligne fonctionnera de 5h15 du matin à minuit, avec une cabine « toutes les 1min30 ou 2 minutes ».

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photo P.Fayolle Sipa

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[Actu Côté Toulouse] PLB. Les élus du Sicoval autorisent leur président à engager un recours en justice contre Tisséo

Lundi 7 décembre, les élus du Sicoval ont voté à l’unanimité une délibération autorisant leur président, Jacques Oberti, à engager une action contentieuse à l’encontre de Tisséo.

Réunis en conseil communautaire lundi 7 décembre au soir, les élus du Sicoval ont approuvé à l’unanimité et à main levée une délibération donnant l’autorisation à leur président, Jacques Oberti, d’engager un recours contentieux devant la justice administrative à l’encontre de Tisséo SMTC.

> LIRE AUSSI : Métro à Labège : le Sicoval met la pression sur Tisséo en posant la première pierre symbolique du PLB

Cette action de la communauté d’agglomération du sud-est toulousain porte sur des irrégularités constatées au niveau de la délibération présentée en comité syndical de Tisséo le 14 octobre 2015, relative aux objectifs de la révision du Plan de déplacements urbains (PDU) de la grande agglomération toulousaine. Une procédure qui dénonce par ailleurs la retranscription ayant été faite du bilan de la concertation.

Des irrégularités sur le fond et sur la forme

C’est Arnaud Lafon, vice-président du Sicoval en charge des transports et représentant de la collectivité au sein de Tisséo, qui a expliqué les raisons de la démarche du Sicoval. Il a en particulier apporté des précisions quant aux irrégularité visées par cette action, que ce soit sur la forme ou sur le fond :

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[La Dépêche] L’aérotram mais rien sur le PLB

Transports – SMTC tisséo

Le prochain comité syndical du SMTC Tisséo (syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine) aura lieu demain mercredi 9 décembre à 9 heures dans les locaux de Toulouse Métropole (9e étage).

À l’ordre du jour, notamment, l’examen du budget supplémentaire 2015 et le débat sur les orientations budgétaires pour 2016, ainsi que l’autorisation de contracter deux prêts de 10 et 20 millions d’euros afin de financer des travaux du SMTC.

À noter aussi trois délibérations sur le projet de téléphérique urbain sud, dont l’approbation du bilan de concertation et celle du principe d’indemnisation des candidats à la conception, réalisation et maintenance de la liaison Oncopole-Rangueil-UPS. Un dossier qui avance donc même s’il n’est pas, pour l’instant, définitivement acté.

On relève aussi, à l’ordre du jour, l’approbation du programme d’opération du Lineo 6, projet de super-bus reliant Castanet-Tolosan à Ramonville et celle du programme de l’opération Lineo 8 entre Marengo SNCF et Gonin. Mais rien de prévu, aucune délibération ni débat à l’ordre du jour, sur le prolongement de la ligne B du métro vers Labège tant attendu par le Sicoval, membre du SMTC, et dont l’enquête publique est terminée. Nul doute que les représentants du Sicoval sauront évoquer ce projet au cours des débats.

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[La Dépêche] Oncopole-Rangueil : le téléphérique urbain remonte la pente

La seule réunion publique de la concertation en cours sur le projet de téléporté entre Oncopole, CHU et université a suscité de l’intérêt, bien des questions et quelques réponses.

«Être téléporté de l’Oncopole au CHU et à l’Université en 10 minutes, science-fiction ou futur possible ?». C’était le thème de la seule réunion publique organisée jeudi soir dans le cadre de la concertation en cours sur le projet de téléphérique urbain. Une petite centaine de personnes y assistait, après qu’une première réunion a été annulée suite aux événements du 13 novembre. Des habitants et représentants d’associations de Rangueil, Pech David ou Pourvourville étaient en nombre, avec une délégation de lycéens de Bellevue, intéressés par un projet qui suscite, semble-t-il, beaucoup moins de rejet, voire de moqueries qu’au début, mais plutôt un désir de concertation et surtout des réponses précises.

À part un riverain très sceptique estimant que le téléphérique allait contribuer à engorger un peu plus le trafic auto à Rangueil, et réclamant plutôt des aménagements routiers, les autres intervenants posaient de vraies questions : combien ça va coûter ? Quel financement ? Y aura-t-il du parking à la station CHU ? Et à l’Oncopole ? Combien de pylônes ? La capacité sera-t-elle suffisante pour absorber les reports du métro à Basso Cambo (question de Joël Carreiras, ex-président de la Smat, qui se félicitait de l’avancée du projet) ? Pourquoi ne pas relier directement Basso Cambo à Montaudran plutôt que par étapes ? Y a-t-il danger avec les ballastières ? Pourra-t-on transporter des lits médicalisés ? Un lycéen de Bellevue «trouvait le projet intéressant» mais rappelait «l’opposition de principe des lycéens au survol de l’établissement».

Jean-Michel Lattes (président du SMTC), Francis Grass (président de la Smat) et Cyril Ladier, chef de projet aérotram) s’employaient à répondre.

Jean-Michel Lattes ne s’engageait pas sur le coût, «l’équivalent du prix d’une ligne de bus moyenne (…) le financement de la première tranche est intégré dans le budget Tisséo».

Cyril Ladier parlait de 5 à 15 pylônes suivant la technique utilisée (trois câbles ou mono) et de plusieurs variantes de tracés et de sites pour les trois premières stations (Oncopole, CHU, UPS).

Francis Grass évoquait un «coût d’exploitation inférieur à celui d’un bus», «un débit équivalent à celui d’un tram» et la «faisabilité avérée du maillon Basso Cambo suite à une étude ad hoc ».

Un ange passa lorsque furent évoquées les 5 000 tonnes de nitrocellulose immergées en bord de Garonne qui seront survolées par les cabines, sans aucun risque de danger, selon la DGA (direction générale de l’armement).

On précisa que le transport de fret médical (et de vélos) serait possible, pas celui des patients alités. Le projet, s’il est acté par le SMTC, devra soigner la concertation à venir.


Un projet en plusieurs étapes

Le téléporté pour franchir la Garonne et la colline de Pech David (un dénivelé de 100 m) porté par l’équipe de Pierre Cohen à Tisséo a été repris par Jean-Michel Lattes, mais «revu».

Initialement nommé aérotram, le téléphérique urbain, au-delà du changement de nom, pourrait désormais être réalisé en deux, voire trois temps.

D’abord, le maillon central (et initial) entre Oncopole, CHU de Rangueil et Université Paul-Sabatier, avec connexion à la ligne B du métro (à UPS),

puis un maillon Ouest reliant Basso Cambo (et la ligne A du métro)et une tranche Est vers Montaudran (et la future 3e ligne).

La fréquentation serait de 7 000 voyageurs/jour pour le maillon central (l’équivalent d’un bus), de 20 000 pour l’ensemble (comme un tram).

Le service en continu de 5 h 15 à 0 heure avec une cabine (35 personnes) chaque minute et demie ou toutes les 2 minutes.

Il faudrait 10 minutes pour passer d’Oncopole à Rangueil contre une demi-heure en voiture et trois-quarts d’heure en bus actuellement.

Le coût du projet est estimé entre 44 et 63 millions d’€ selon la solution technique retenue (monocâble ou tri câble), pour le maillon central.

Le constructeur choisi sur appel d’offres devra concevoir, réaliser et assurer la maintenance.

Le service ne serait pas concédé au privé, selon Francis Grass.


Le chiffre : 2 020

date >de mise en service envisagée. Si le SMTC Tisséo décide d’acter le projet, l’appel aux entreprises se fera en 2016, l’enquête publique en 2017, la construction en 2018 et 2019 pour une mise en service envisagée début 2020.

« Le téléporté peut avoir un débit équivalent au tram, circule en site propre intégral comme le métro, pour moins cher qu’un bus ».

Francis Grass, président de la Société pour la Mobilité de l’agglomération toulousaine.

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[La Dépêche] La ligne B prolongée en chiffres

Le prolongement de la ligne B (PLB), c’est 5 km supplémentaires et 5 stations nouvelles à partir du terminus actuel de Ramonville pour relier le terminus futur de Labège, à l’horizon 2021 ou 2022.

L’essentiel du parcours est prévu en viaduc aérien (4,6 km) pour 400 m seulement en souterrain,

ceci afin de réduire le coût du projet (362 M€, financés par Tisséo et Sicoval à parts égales (141 M€), par le Conseil départemental (80 M€), l’état (20,50 M€), la Région (10 M€), l’emprunt (74,50 M€), des ventes de terrains (26 M€), et un reversement du Versement Transport payé par les entreprises sur le territoire du Sicoval (10 M€). S’ajoutent les frais de maîtrise d’ouvrage que Tisséo s’était engagé à payer (11 M€).

Jacques Oberti, président du Sicoval a précisé hier que ce coût devait être actualisé à 363,35 M€ en raison du retard pris sur le calendrier initial.

15 M€ ont déjà été engagés et dépensés en études préliminaires (maîtrise d’ouvrage, campagne géologique et fouilles archéologiques) et pour la réalisation du prototype de viaduc montré et inauguré hier au Sicoval (sa réalisation a coûté 90 000 €), qui préfigure la réalisation des 10 km de corniches (garde-corps du futur viaduc) et des 4 500 portiques métalliques (évacuation voyageurs) nécessaires à la réalisation du PLB.

La vitesse commerciale du métro Val (Siemens) utilisé pour la ligne B actuelle, sera de 36 km/h,

la fréquence de 3 minutes 30 en heure de pointe (une rame sur 3 rejoindra Labège, les 2 autres s’arrêtant à Ramonville).

Fréquentation estimée : 35 000 à 38 000 voyageurs/jour pour un bassin de vie et d’emplois desservi de plus de 50 000 personnes.

Le préfet a jusqu’au 7 mars pour déclarer le PLB d’utilité publique.

photo DDM. Voir l’article sur le site DDM

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[La Dépêche] «M. Moudenc, un refus du PLB serait indéfendable»

Transports – Interview Georges Méric, Président du Conseil départemental de la Haute-Garonne.

Tout comme son prédécesseur à la tête du Département, Pierre Izard, Georges Méric, Président du Conseil départemental de la Haute-Garonne.Méric est un fervent défenseur du prolongement de la ligne B jusqu’à Labège. Nous lui avons demandé pourquoi.

Pourquoi êtes-vous à Labège pour cette pose de première pierre du PLB ?

Je suis ici en tant que président du Conseil départemental, c’est-à-dire comme garant de l’équilibre territorial du département. Le PLB est un équipement structurant indispensable pour le devenir du Sud-est toulousain et de l’agglomération, dès 2021 ou 2022 et pas en 2030 ou 2035 comme avec la troisième ligne de métro. Le PLB est une priorité pour les 105 000 habitants du Sud-est et pour les nombreux Toulousains qui viennent travailler chaque jour au Sicoval. Ma présence est aussi en signe de reconnaissance à Claude Ducert qui a inventé, il y a quelques années maintenant, l’aventure pionnière du Sicoval. Je suis ici aussi en tant que financeur d’un dossier abouti, attendu, déterminant, financé à hauteur de 80 millions d’euros par notre collectivité, ce qui marque un effort très important du conseil départemental.

Vous êtes confiant dans la réalisation de ce projet ?

Pour le maire de Toulouse, le PLB est le seul projet de transport réalisable dans son mandat municipal, il serait regrettable qu’il n’accompagne pas ce prolongement. Un refus de Jean-Luc Moudenc serait perçu comme un acte politique contre le Sicoval, marquant une volonté de développer Montaudran et pas le Sicoval, donnant la priorité à une troisième ligne de métro dont on ne connaît ni le financement, ni le tracé, ni le calendrier et qu’il faudrait attendre des années encore. On peut financer les deux (PLB et 3e ligne).

Parmi vos moyens de pression, il y a la subvention que le département pourrait accorder ou pas au Parc des Expos ?

Il ne faut pas mélanger les dossiers. Avec Jean-Luc Moudenc et la Métropole, on discute des compétences qui peuvent être transférées et des dossiers d’investissement des 37 communes de la Métropole qui peuvent être subventionnés par le Département. Avec le SMTC Tisséo, on parle de la prolongation de la ligne B du métro vers Labège et après de la troisième ligne de métro. Jean-Luc Moudenc ferait une grave erreur politique en ne faisant pas le PLB, ce serait indéfendable. Il n’y a pas de problème financier ni technique, seulement un problème politique».

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