Revue de presse

Les bouchons du mois de Juillet

source La dépêche, Publié le 31/07/2018 à 07:06

En juillet, les bouchons continuent

Elle semble loin l’époque ou périphérique en été rimait avec liberté. Les travailleurs estivaux pouvaient se consoler d’être privés de vacances en ne passant pas la matinée dans les bouchons. Mais depuis quelques années, les embouteillages sur le périphérique en heure de pointe font de la résistance jusqu’à la fin du mois de juillet. Un constat appuyé par Matthieu Athanas, chef du centre de gestion trafic à la direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (Dirso), qui gère le périphérique à l’ouest de Toulouse : «C’est une tendance que nous captons depuis 2012. Cette année le mois de juillet a été proche du mois de juin et semblable au trafic du mois de juillet 2017. Notre ressenti est que cela est dû aux nouveaux arrivants à Toulouse».

Pour Pascal Barbier, trésorier de l’association des usagers des transports de l’agglomération toulousaine et de ses environs (Autate), cela est peut-être lié à la fermeture de la ligne A du métro : «Nous sommes en contact avec des usagers qui ne souhaitent pas prendre le bus et se reportent sur la voiture. La durée des trajets en bus les repousse. Les parkings deviennent gratuits quinze jours en été, pourquoi ne pas le faire avec les transports en commun, cela inciterait moins à prendre sa voiture».

Une thèse qui ne tient pas la route pour Jean-Michel Lattes, vice-président à Toulouse Métropole en charge des transports et déplacement : «La fermeture de la ligne A a un effet minime, elle ne couvre pas les mêmes trajets». Selon lui, les causes sont à chercher dans l’accumulation de facteurs : «Nous avons constaté la hausse de la fréquentation du périphérique depuis plusieurs années. Les Toulousains partent en vacances sur des périodes plus courtes. Les transports en communs sont aussi touchés par cette hausse de fréquentation. L’an dernier, nous avons connu le plus gros pic de fréquentation de l’histoire de Toulouse, cela ajoute du trafic». L’élu reste optimiste pour le mois d’août : «E 2017, nous avons constaté que la fréquentation de la rocade était bien moins importante au mois d’août, je pense que ce sera aussi le cas cette année». Il est vrai que la semaine dernière, le périphérique était déjà un peu moins chargé.

Maxime Noix

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Annonce du tracé de la 3ème ligne

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-passera-3e-ligne-metro-decouvrez-trace-definitif-valide-tisseo_17715237.html

Notre Communiqué de presse :

Avec la 3ème ligne, un réseau gagnant ? pas sur toute la ligne.

L’association des usagers prend note du tracé définitif de la future troisième ligne de métro, après plus de 2 ans de débat. L’AUTATE a largement relayé les idées et suggestions des usagers sur ce projet, que cela soit, à propos du désert de l’ouest, de l’inutilité de la partie Sud-Est ou bien la sous-utilisation du réseau ferré. Elle fut malheureusement peu écoutée comme les autres recommandations des enquêtes publiques. Maintenant que le tracé est annoncé, l’association craint que l’investissement colossal réalisé ne soit trop concentré, pour rendre l’ensemble du réseau réellement incitatif et transformer l’automobiliste banlieusard en usager des transports urbains. Il ne faudrait pas, que cet investissement bloque toute autre amélioration, tant les besoins sont immenses. Le réseau a 30 ans de retard, si on compare à ceux d’autres grandes villes françaises (Bordeaux, Montpellier, Nantes, Lille, etc.). En l’état du projet et après consultation de nombreux usagers, l’AUTATE reconnait un fort besoin entre la gare Matabiau et celle de Colomiers, notamment au niveau des Minimes et de la Barrière de Paris. Cependant, elle insiste sur deux points majeurs : s’assurer d’un gain de temps significatif entre cette 3ème ligne et le même trajet en voiture, performer les points d’échanges intermodaux avec les Lignes A, B, et C, TER, bus, tramway. Il faut mettre fin aux bouchons quotidiens autour de la zone aéronautique et pouvoir utiliser un service de qualité. En plus, d’ici 8 ans (date d’ouverture de la 3ème ligne), 120 000 personnes supplémentaires se seront installées dans l’agglomération, soit 60 000 véhicules qui circuleront en plus sur la rocade, si la 3ème ligne de métro est trop lente et mal positionnée.

Lundi 9 juillet, 17h46

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Aménagement préalable Lineo 5

https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/20/2821370-visite-des-amenagements-prealables-du-futur-lineo-5-5.html

Jean Michel Lattes et Thierry Suaud, ont inauguré en sportif l’accès
sécurisé de Clairfont vers la route d’Espagne./ Photo DDM.

En présence de diverses personnalités et des élus locaux, Jean-Michel
Lattes président de Tisséo collectivités et Thierry Suaud maire de
Portet ont présenté la future ligne Linéo 5 qui reliera la gare de
Portet à Toulouse Empalot à compter de septembre 2019. Des
aménagements préalables vont permettre de favoriser la circulation des
bus et des modes piétons et vélos. L’aménagement d’un nouveau
giratoire sur l’avenue Eisenhower permettra de soulager le carrefour
Dide des différents flux de la zone d’activités du Chapitre.

L’aménagement de la RD120 entre la rue des Frênes et le giratoire Dide
est également prévu avec la création d’une voie bus en direction de
Toulouse et d’un chemin «modes actifs» pour assurer la liaison entre
Portet et l’Oncopole.

Toulouse Métropole, le Muretain agglo, Tisséo collectivités et Tisséo
ingénierie sont en charge de la réalisation des aménagements de
voirie, du réaménagement et de la mise en accessibilité du tracé du
futur Linéo 5. Grâce à ses connexions avec plusieurs lignes
structurantes, la nouvelle ligne sera un maillon essentiel au niveau
de l’intermodalité dans ce territoire : ferroviaire à la gare de
Portet, métro B à Empalot, tramway T1 T2 à Croix de Pierre,
téléphérique à Oncopole, Linéo 4 et 9 respectivement à Croix de Pierre
et Empalot. Mais aussi une liaison piéton cycles Clairfont route
d’Espagne. Un accès sécurisé à la Route d’Espagne uniquement pour les
piétons et les cyclistes en provenance du quartier Clairfont enjambant
la Saudrune au travers d’une passerelle en bois, avec un éclairage LED
la hauteur des plus hautes crues et rejoindre la station des Frênes.

Toutes les personnes présentes ont pu découvrir l’aménagement en
faveur des modes actifs pour préparer l’arrivée de Linéo 5, grâce à la
coordination de la ville de Portet, du Muretain Agglo et Tisséo
collectivité.

La Dépêche du Midi

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Le téléphérique accusera quelques mois de retard

https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/15/2818398-retard-au-demarrage-pour-le-telepherique-toulousain.html

Publié le 15/06/2018 à 07:16, Mis à jour le 15/06/2018 à 09:49

De Paul-Sabatier à l’Oncopole en passant par Rangueil, le téléphérique
accusera quelques mois de retard avec une mise en service prévue à
présent vers la fin 2020.

Se rendre du métro Université Paul-Sabatier à l’hôpital Rangueil en
quelques minutes, puis franchir la Garonne jusqu’à l’Oncopole pour le
prix d’un ticket de métro, cela sera possible en 2020 grâce au
téléphérique qui placera Toulouse parmi les pionniers de ce nouveau
mode de transport urbain.

Mais les Toulousains devront patienter un petit peu plus que prévu
pour cela car le téléphérique accuse plusieurs mois de retard. En
décembre 2016, lorsque Tisséo Collectivités choisit le groupement
piloté par Poma pour construire la ligne, le syndicat des transports
en commun annonce une mise en service «début 2020». Puis il se heurte
à une vive contestation de la part de la communauté éducative du lycée
Bellevue qui l’amène à revoir le tracé.

Pendant cinq mois début 2017, le constructeur a planché sur des
solutions alternatives. Pendant cinq autres mois, jusqu’en octobre
2017, une concertation a été organisée jusqu’à obtenir un consensus.
Une dizaine de mois supplémentaires se sont donc écoulés
principalement dans le but de déplacer la station Paul-Sabatier du
lycée jusque de l’autre côté de l’avenue de Narbonne, près de l’entrée
du campus.

Lors de l’assemblée de Tisséo Collectivités du 22 novembre, Francis
Grass, président de Tisséo Ingénierie, maître d’ouvrage délégué,
évoquait d’emblée un retard «de quelques mois». Aujourd’hui, huit mois
après cette prévision, le pilote de l’opération confirme ce délai :
pas de téléphérique début 2020, avant les élections municipales donc,
mais plutôt vers la fin de l’année, si possible «avant la fin 2020»,
avance Francis Grass qui ne se fait pas plus précis car il compte bien
«gagner du temps». Sans faire cependant la moindre «impasse
technique», notamment sur la marche à blanc.

Risque de recours

Pour l’élu, ce retard «n’est pas du temps perdu». «L’absence de
consensus sur le tracé nous aurait exposés à des recours au moment de
la Déclaration d’utilité publique.»

Depuis le choix du nouveau tracé, des études supplémentaires ont été
engagées sur trois points : la configuration de la nouvelle station
Université Paul-Sabatier, les fondations de la station CHU de Rangueil
(dont l’emplacement reste identique, près de l’entrée de l’hôpital),
et le déplacement du garage atelier de l’Oncopole à Paul-Sabatier. «Ce
travail technique, observe Francis Grass, est quasiment terminé.» Le
design des stations tel qu’on pouvait le voir sur des images de
synthèse aurait également été modifié.

Parallèlement, la procédure administrative suit son cours. Le 4 juin,
Tisséo a déposé à la préfecture un dossier qui amorce le long
processus. L’objectif du syndicat des transports est d’approuver le
dossier de la Déclaration d’utilité publique à l’automne. Pour que
l’État déclenche l’enquête publique vers février. Le nouveau tracé
implique également un surcoût de «quelques millions d’€» dont le
montant fait l’objet d’une négociation entre Tisséo et le groupement
de constructeurs.

Ce sera le plus long de France

Lors d’une conférence de presse au Salon des Transports de Paris de
Poma, mercredi, la société française leader du transport par câbles
dans le monde, a évoqué le projet de téléphérique urbain
toulousain,qui, «avec une distance de 3 kilomètres et 3 stations, sera
le plus long téléphérique urbain de France». Poma a rappelé le prix du
contrat passé entre Tisséo-Collectivités et le constructeur, qui
assurera aussi la maintenance pour le futur téléphérique urbain
reliant Oncopole, Rangueil et Université Paul-Sabatier : «En France,
plusieurs villes se tournent vers POMA pour engager leur révolution en
matière de mobilité urbaine. Toulouse a signé (en janvier 2017) une
commande de 93 millions d’euros (hors taxes) dont plus de 30% alloués
à la maintenance sur 20 ans», a déclaré Jean Souchal, président du
Directoire de la société créée il y a 82 ans sur les sommets enneigés
de l’Alpe-d’Huez . En fait, la partie conception et construction est
chiffrée à 54,60 M€ (HT) exactement, le reste (38, 2 M€ HT) étant
consacré à la maintenance sur 20 ans. Avec une facture globale de
111,4 millions d’euros TTC, le marché du téléphérique est bien loin
des premiers chiffres avancés sur le projet : 44 M€ pour le projet
initial puis 80 M€ pour le projet envisagé par l’équipe Cohen en 2014.
La différence est constituée par la partie maintenance du contrat
(1,91 M€ par an) qui ne faisait pas partie du projet de départ. La
maintenance a été intégrée au marché afin de garantir la fiabilité
totale du système, indiquait, au moment de la signature, Francis
Grass, président de Tisséo-Ingénierie.

Le débit du téléphérique sera de 1 500 personnes par heure dans chaque
sens. Ce téléphérique urbain est un 3S (trois câbles) débrayable, une
technologie éprouvée sur de nombreuses installations dans le monde, a
indiqué POMA, qui emploie 1 113 personnes dont 680 en France sur ses
différents sites industriels.

Le chiffre : 35

places> Un demi-bus par cabine. Le téléphérique offre beaucoup
d’avantages : c’est de loin, en investissement et en fonctionnement,
le mode de transport le plus économique. En site propre comme le
métro, il ne connaît pas les bouchons et propose ainsi une qualité de
service comparable. Enfin, sa capacité est équivalente à celle d’un
tramway. Ses cabines de 35 places, soit un demi-bus, permettront de
transporter 7 000 voyageurs par jour.

Philippe Emery

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